Cancer de prostate localisé de haut risque : résultats à long terme de la prostatectomie - 04/11/20
, J. Batista Da Costa, A. Ingels, A. De La Taille| pages | 2 |
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Résumé |
Objectifs |
Les cancers de prostate localisés de haut risque représentent environ 15 % des formes au diagnostic. Pourtant, le traitement optimal de ces formes défavorables n’est pas totalement défini et leur prise en charge est devenue multimodale, en raison d’un taux de récidive important.
Notre étude s’intéresse aux résultats oncologiques à long terme après prostatectomie.
Méthodes |
Nous avons mené une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique sur l’hôpital Henri-Mondor portant sur une série consécutive de patients opérés entre 2008 et 2018.
Cent soixante-dix cas ont ainsi été identifiés comme appartenant au groupe de haut risque histopronostique selon de D’Amico et traités par prostatectomie avec curage ganglionnaire.
Le critère principal de l’étude était la survie sans récidive biologique (SSRB).
Les caractéristiques préopératoires (PSA, score de Gleason [SG], statut IRM) et les données histologiques définitives (stade pTNM) ont ainsi été analysées en termes de facteur pronostique de la récidive biochimique.
Résultats |
La SSRB globale était de 69,2 % à 5 mois, 58,1 % à 1 an, 48 % à 2 ans et 40,8 % à 4 ans.
L’analyse en sous-groupes de la SSRB à 2 ans a montré des différences significatives ; notamment le nombre de critères de haut risque (48 % de SSRB si 1, 27,5 % si 2 et 16,5 % si 3 critères, p=0,002) et le PSA (52,5 % si<20 et 21,7 % si>20, p=0,00012).
Les données postopératoires ont montrés des différences significatives concernant la SSRB à 4 ans en fonction du SG (79,2 % si 7, 32,5 % si 8 et 19,5 % si>8, p<0,0012), du stade pT (75 % si pT2, 52,5 % si pT3a et 11,5 % si pT3b, p<0,001), des marges (55,7 % vs 23,8 % si R+, p<0,0001) et du stade pN (54,1 % vs 10,2 % si pN+, p<0,001) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).
Conclusion |
La définition du traitement local dans le cancer de prostate de haut risque et/ou localement avancé laisse d’importantes perspectives à la chirurgie. Les marqueurs génomiques et l’imagerie moléculaire pourraient faire avancer le débat, ainsi que le premier essai randomisé sur le sujet (SPCG15). La diversification des traitements systémiques (nouvelles hormonothérapies) offre par ailleurs de nouvelles stratégies à évaluer.
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Vol 30 - N° 13
P. 729-730 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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