Impact de l’effet centre sur les résultats du sphincter urinaire artificiel chez l’homme - 04/11/20
, M. El-Akri 2, T. Tricard 3, T. Briere 4, T. Cousin 5, H. Dupuis 6, N. Hermieu 7, V. Gailèard 3, A. Ruffion 8, P. Bertrand-Léon 9, D. Chevallier 10, L. Corbel 11, F. Bruyère 14, C. Saussine 3, J. Hermieu 7, P. Lecouanet 13, G. Capon 5, J.N. Cornu 6, X. Gamé 4, B. Peyronnet 12| pages | 2 |
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Résumé |
Objectifs |
L’impact du volume d’activité annuel, largement étudié en onco-urologie, n’a été que très peu évalué en urologie fonctionnelle. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact du volume annuel d’implantation de chaque centre sur les Résultats du sphincter artificiel urinaire (SAU) chez l’homme.
Méthodes |
Les dossiers de tous les patients de sexe masculin ayant eu l’implantation d’un SAU entre 2004 et 2020 dans 11 centres universitaires ont été revus rétrospectivement. Les patients ayant une incontinence d’effort d’origine neurogène étaient exclus. Deux groupes de volume ont été constitués :<10 procédures/an/centre (FAIBLEVOL) et ≥10 procédures/an/centre (HAUTVOL). Le critère de jugement principal était la continence sociale à 3 mois (0 à 1 protection/jour). Les critères secondaires étaient la survie des dispositifs sans révision (SSR) et sans explantation (SSE), les complications postopératoires et la durée d’hospitalisation.
Résultats |
Mille cinquante patients répondaient aux critères d’inclusion : 527 dans le groupe FAIBLEVOL et 523 dans le groupe HAUTVOL. Le taux de complications postopératoires était plus élevé dans le groupe FAIBLEVOL (17,1 % vs 11,9 % ; p=0,03) de même que le taux de complications Clavien ≥3 (6,1 % vs 2,3 % ; p<0,001). La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe HAUTVOL (3 vs 4,3jours ; p<0,001). Le taux de continence sociale à 3 mois était similaire dans les deux groupes (77,6 % vs 76,3 % ; p=0,71). Après un suivi médian de 48,6 mois et 31 mois respectivement (p<0,001), le taux de continence sociale restait comparable dans les groupes FAIBLEVOL et HAUTVOL (63,5 % vs 65,8 % ; p=0,51). La SSE était comparable dans les deux groupes (SSE à 5 ans : 64,5 % vs 67,9 % ; p=0,88) ; en revanche, la SSR était meilleure dans le groupe SSR (SSR à 5 ans : 31,6 % vs 23,3 % ; p<0,001) (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).
Conclusion |
Le volume annuel d’implantation de SAU n’avait pas d’impact sur les résultats fonctionnels mais les centres implantant>10 SAU chez l’homme avaient de meilleurs résultats périopératoires. À l’inverse, de façon surprenante, la survie sans révision était meilleure dans les groupes de faible volume.
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Vol 30 - N° 13
P. 779-780 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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