Les victimes d’une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l’acceptation - 11/11/20
Traumatic upper-limb amputation: The process toward acceptance
, Henry Coudane b, François Dap c, Gilles Dautel c| pages | 6 |
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Résumé |
Introduction |
Après une amputation traumatique survenant au membre supérieur, un tiers des patients présente un deuil pathologique traumatique. Pour autant, est-il possible de considérer indemnes sur le plan psychologique les autres patients ? L’objectif principal était de déterminer la proportion de patients victimes d’une amputation du membre supérieur affirmant avoir surmonté les conséquences de l’accident et ne présentant pas de deuil pathologique. Nos objectifs secondaires étaient de déterminer les facteurs négatifs empêchant les patients de surmonter les conséquences de l’accident, mais aussi de préciser les facteurs positifs ayant permis aux autres de surmonter les conséquences de l’accident.
Méthode |
Il s’agissait d’une étude clinique rétrospective menée sur une période de onze années : la cohorte était constituée de toutes les amputations traumatiques du membre supérieur de l’adulte recensée dans notre service. L’évaluation des patients était réalisée à l’aide d’un questionnaire. L’appréciation du deuil pathologique se faisait par l’échelle ICG (Inventory of Complicated Grief). Les facteurs étaient évalués par des critères physiques, psychologiques, sociaux, fonctionnels, esthétiques, et épidémiologiques. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel StatView avec une valeur de p<0,05.
Résultats |
On constatait une différence significative avec un retentissement fonctionnel plus important chez les patients en état de DP. Un retentissement social significativement plus important était mis en évidence chez les patients en état de DP. L’amputation du pouce était significativement plus fréquente chez les patients en état de DP. Statistiquement, on remarquait que les amputations basimétacarpiennes secondaires ont été réalisées plus fréquemment chez les patients ne présentant pas de DP. À l’inverse, les patients en état de DP, avait significativement plus été opérés pour des résections de névromes ou des reprises de moignons.
Discussion |
Dans cette série, les suites d’une amputation traumatique au membre supérieur sont marquées par un taux de guérison inférieur à la moitié des patients présents de l’effectif. Le pronostic à long terme de ces amputations repose sur la capacité du patient à accepter cette nouvelle situation, bien plus que sur le niveau d’amputation en lui-même. Il semble indispensable d’encadrer ces patients dès les premières minutes, et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation. L’apparition de cette blessure narcissique et sa cicatrisation sont forcément décalées dans le temps comparativement à l’évolution de la cicatrisation cutanée.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Amputation traumatique, Membre supérieur, Reconstruction, Psychologie, Deuil pathologique
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 106 - N° 7
P. 878-883 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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