Les épidurites tuberculeuses - 11/04/21
, Makram Koubaa, Amal Chakroun, Fatma Smaoui, Chakib Marrakchi, Khaoula Rekik, Mounir Ben JemaaRésumé |
Introduction |
La tuberculose demeure un problème de santé publique. Tous les organes peuvent être touchés. L’épidurite tuberculeuse est une localisation rare.
Objectifs |
Décrire les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives des épidurites tuberculeuses.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective incluant tous les cas d’épidurites tuberculeuses hospitalisés au service des maladies infectieuses entre 2001 et 2018.
Résultats |
Nous avons colligé 42 patients, dont 29 étaient des femmes (69 %). L’âge moyen était 51±18 ans. Les signes révélateurs étaient des rachialgies (90,5 %). Un déficit neurologique sensitif (23,8 %) et moteur (21,4 %) était noté. L’épidurite était associée à une spondylodiscite (100 %) dorsale (61,9 %) et lombaire (38,1 %). La durée moyenne du traitement antituberculeux était 13,9±6 mois. Une chirurgie était indiquée dans 8 cas (19 %). L’évolution était favorable dans 31 cas (73,8 %). Des séquelles étaient notées (50 %).
Discussion |
L’épidurite doit être évoquée devant l’association de rachialgie, d’un déficit neurologique et d’un syndrome inflammatoire biologique. L’épidurite complique souvent une spondylodiscite. Le processus infectieux peut s’étendre dans l’espace épidural provoquant une compression du cordon médullaire, ce qui est associé à une mortalité élevée. L’IRM permet un diagnostic précoce. D’où, une initiation rapide d’un traitement approprié médical ou/et chirurgical.
Conclusion |
Le diagnostic d’épidurite tuberculeuse doit être évoqué devant des signes neurologiques et des rachialgies, surtout dans les pays endémiques. Une prise en charge précoce permet d’éviter les complications et les séquelles.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Spondylodiscite, Tuberculose, Épidurite
Plan
Vol 177 - N° S
P. S46 - avril 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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