Allergies médicamenteuses multiples avec choc anaphylactique fatal au kétoprofène - 12/05/21
, G. Petit 2, Y. Ollivier 1, K. Khoy 2, B. Le Mauff 2, D. Mariotte 2| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
Une patiente de 62 ans lombalgique chronique multiopérée, a présenté en 2017 lors d’une chirurgie rachidienne un choc à 60/40mmHg et une érythrodermie 5min après l’administration de cefazoline, atracurium, dexamethasone, ketamine, xylocaïne, sufentanyl, propofol. L’évolution a été favorable sous adrénaline. La tryptasémie était en faveur d’une réaction d’hypersensibilité immédiate (HI). Du kétoprofène a été administré 1H après, sans réaction. En 2018, la prise de kétoprofène, esomeprazole, thiocolchicoside a entraîné 1 h plus tard : érythrodermie, prurit, chaleur du visage, dysphonie, asthénie traités par prednisolone et dexchlorphéniramine, sans dosage des médiateurs sanguins de dégranulation. En 2019, pour ses lombalgies, la patiente a reçu à son domicile du kétoprofène IM et est décédée d’un choc anaphylactique.
Méthodes |
Réalisation de tests cutanés (TC) à 2 mois de la deuxième réaction pour toutes les molécules reçues en 2017 et 2018 et IDR de contrôle de la cefazoline fait juste avant le test de réintroduction en 2019.
Résultats |
Les premiers TC étant négatifs (kétoprofène douteux à une concentration irritante), une carte d’allergique provisoire contre indiquant toutes les molécules reçues et les AINS a été remise en attendant la suite des explorations. L’IDR de contrôle de la cefazoline s’étant positivée, les autres β-lactamines ont été testées, révélant une réactivité croisée à la pénicilline G et à l’amoxicilline. Parmi les dosages des IgE, anti-latex, ammoniums IV, pénicilline G, V, amoxicilline, ceftriaxone et cefuroxime, seules les IgE anti-pénicilline V étaient positives (1,6 kUA/L ; seuil<0,1kUA/L).
Discussion |
Contrairement aux allergies alimentaires ou respiratoires, les allergies médicamenteuses sont rarement multiples. L’HI aux AINS est rare et les TC difficiles à interpréter en raison de possibles réactions irritatives. Nous rapportons le cas d’une patiente ayant fait un choc peropératoire à la cefazoline qui a possiblement masqué une allergie vraie au kétoprofène, dont la ré-administration lui a été fatale.
Conclusion |
Ce cas souligne l’importance de l’éducation du patient, et pose le problème du partage de l’information des médicaments contre-indiqués entre professionnels de santé.
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Vol 61 - N° 4
P. 266-267 - mai 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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