Classification ascendante hiérarchique appliquée à l’image scintigraphique - 03/08/21
, M.S. Djigo 1, M.L. Mboup 2, O. Diop 3, K. Tall 4, G. Mbaye 5, A.L. Diouf 5, M. Mbodj 1, S.M. Farssi 4Résumé |
Pour partitionner l’image scintigraphique, plusieurs méthodes sont utilisées, parmi lesquelles les cartes auto-organisatrices de Kohonen. Ces cartes permettent d’obtenir autant de neurones que de classes. L’objectif de cette étude était de réaliser une classification ascendante hiérarchique (CAH) permettant d’effectuer la seconde phase nécessaire à l’élaboration du classifieur en regroupant au mieux les neurones. Cette partition procède à des regroupements successifs, fusionnant ainsi à chaque itération deux sous-ensembles de neurones à l’aide d’une mesure de similitude qui est la méthode de Ward. À chaque étape, l’algorithme agrège les neurones les plus proches rassemblés en classe. Ainsi, de proche en proche, nous obtenons un arbre ou dendrogramme. Celui-ci doit être coupé et pour déterminer le niveau de coupure, nous avons établi la variation de l’indice de Davies Bouldin en fonction du nombre de classes. Sa valeur minimale a donné le nombre de classes optimales qui correspond à 3 dans l’étude. Ces trois groupes A, B, C ont une intensité respectivement élevée, intermédiaire et faible correspondant respectivement aux métastases pour la classe A, aux arthroses ou autre phénomène inflammatoire pour la classe B et à la fixation normale du radiopharmaceutique pour la classe C. Pour confirmer cette forte suspicion, nous avons procédé à des reconstructions en considérant un filtre. En procédant ainsi et en utilisant une métrique visuelle, nous constatons que pour un intervalle de [0–50], l’image n’est pas contrastée et aucune lésion ne peut être mise en évidence. Sur l’intervalle [50–200], nous constatons une répartition du radiopharmaceutique sur l’ensemble du squelette laissant hypofixantes les régions d’intérêt au niveau de la vessie et de certaines zones suspectes. Sur l’intervalle [200–250], nous mettons en évidence des hyperfixations liées aux lésions dégénératives, inflammatoires ou métastatiques. Et enfin sur le dernier intervalle, [250–252], nous retrouvons les régions très hyperfixantes physiologiques (vessie, sternum…) et pathologiques où les hyperfixations focalisées sont à distance des régions articulaires correspondant sans doute à des métastases d’après le nucléariste. Au total, la CAH nous a permis de réaliser une sous-classification des données en 3 groupes qui reconstruites, nous a permis de mettre en évidence les métastases péri-articulaires pouvant donner le change avec les phénomènes dégénératives et inflammatoires.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Scintigraphie, Classification ascendante hiérarchique
Plan
Vol 45 - N° 4
P. 191 - juillet 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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