Facteurs métaboliques urinaires de risque lithogène et composition des calculs rénaux des patients lithiasiques adultes dans la région bruxelloise : étude METASTONE – résultats préliminaires - 13/09/21
, C. Van Haute 2, D. Braglazan 3Résumé |
Introduction |
Depuis la fin du XIXe siècle, la maladie lithiasique rénale a connu une évolution considérable en termes de composition. De plus, on trouve un accroissement global de son incidence et de sa prévalence. La composante environnementale semble être la force directrice de cette évolution épidémiologique.
Description |
Dans ce contexte, cette étude a pour but d’identifier les anomalies métaboliques présentes chez les adultes lithiasiques de la région de Bruxelles.
Méthodes |
L’étude a été réalisée au sein de la clinique de la lithiase rénale. Les données démographiques, cliniques, les résultats des analyses physicochimique et morpho-constitutionnelle des calculs, de la biologiques ont été récoltés rétrospectivement à partir des dossiers médicaux informatisés.
Résultats |
L’étude inclut 112 sujets. L’analyse physicochimique des calculs (n=53) montre que l’oxalate de calcium sous forme monohydratée (whewellite) prédomine sur la forme dehydratée (weddellite). L’analyse morpho-constitutionnelle en décrivant majoritairement des calculs de type Ia et IIa et les résultats d’analyse chimique des urines de 24h soutiennent cette observation, suggérant comme étiologie une hyperoxalurie et une hypercalciurie d’origine diététique. En effet, les anomalies prépondérantes, directement impliquées dans la formation des calculs sont l’hyperoxalurie suivie de l’hypercalciurie, mais la présence d’anomalies indirectement impliquées telle que l’hypernatriurie est importante. Une corrélation positive « faible à modérée » est observée entre la calciurie et la natriurie (r=0,38 ; p<0,001) et « modérée à bonne » entre la calciurie et l’apport journalier estimé en protéines (g/j et g/kg de poids/j) (r=0,41 ; p<0,01) (Fig. 1).
Conclusion |
Les facteurs métaboliques urinaires de risque lithogène principaux chez les patients lithiasiques de la région bruxelloise sont l’hyperoxalurie diététique, l’hypercalciurie idiopathique corrélée avec l’apport en protéine et l’hypernatriurie. Notre étude montre l’importance de la prise en charge diététique ciblée qui ne peut se faire qu’à l’aide d’un bilan métabolique correctement réalisé et corrélé autant que faire se peut, à une analyse morpho-constitutionnelle du calcul.
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Vol 17 - N° 5
P. 312 - septembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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