Activité physique : évaluations des connaissances et des barrières chez les patients atteints d’un rhumatisme inflammatoire chronique - 27/11/21
Résumé |
Introduction |
Les bénéfices de l’activité physique (AP) pour les personnes souffrant de rhumatisme inflammatoire chronique (RIC) ont été étudiés et prouvés. Sauf que le maintien d’un mode de vie physiquement actif reste toujours un défi pour les personnes atteintes de RIC. L’objectif de ce travail était d’évaluer les connaissances des bienfaits de l’AP par les patients et de recueillir les obstacles leur empêchant d’être actifs.
Patients et méthodes |
Nous avons proposé ce travail aux patients consultant pour un contrôle clinique dans un service de rhumatologie. Un questionnaire a été élaboré, portant sur les différents bienfaits et les possibles obstacles à un mode de vie actif (Tableau 1).
Résultats |
Quarante-huit patients ont été inclus, 34 (71 %) femmes 14 (29 %) hommes. L’âge moyen était de 47,1±12 ans [23-75]. Vingt-huit patient avaient une polyarthrite rhumatoïde, 20 avaient une spondyloarthrite. La moitié (52 %) avaient un niveau éducationnel secondaire ou plus. Quinze patients (31,2 %) étaient tabagiques actifs, 6 (12,5 %) éthyliques. La durée d’évolution de la maladie était de 11,5±7 années en moyenne [1-27]. Le RIC était en activité modérée dans 48 % des cas, activité faible 31 %, activité forte 14,5 %, activité très forte 6,5 %. Dix-neuf patients (39,5 %) étaient traités par des biologiques, 50 % recevaient un traitement de fond classique, corticoïdes 56,2 %. Parmi les 48 patients, 18 avaient un mode de vie actif en pratiquant une AP, 56,2 % des patients ne connaissent même pas les bienfaits de l’AP. Neuf patients (18,75 %) avaient déclaré avoir reçus des conseils de pratiquer une AP de la part de leur médecin traitant.
La peur d’aggraver les douleurs articulaires était l’obstacle cité par la majorité des patients (83,3 %), le manque d’éducation et des informations était cité par 28 (58,3 %) patients, le manque de motivation(54,1 %), un défaut de moyens (64,5 %), le manque d’accessibilité(79 %), les conditions climatiques (18,7 %), une faute du temps (43,7 %).
Conclusion |
L’identification des freins d’une pratique régulière d’une AP est nécessaire pour des interventions efficaces. Une plus grande implication des rhumatologues dans la promotion de l’activité physique par l’éducation et la motivation des patients permettrait d’améliorer les RIC et lutter contre les comportements sédentaires.
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Vol 88 - N° S1
P. A234-A235 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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