Performance technique, diagnostic et complications de la biopsie rénale dans la cohorte monocentrique CKD-Caremeau - 06/09/22
, C. Aglaé 1, 2, S. Cariou 1, 2, P. Reboul 1, 2, M. Gerbal 1, 2, S. Renaud 1, 2, E. Pambrun 1, 2, Z. Messikh 1, 2, O. Moranne 1, 3Résumé |
Introduction |
La ponction biopsie rénale (PBR) est une technique invasive mais une méthode de référence pour le diagnostic et le pronostic de certaines pathologies rénales.
Description |
L’objectif de notre étude est de décrire les performances techniques et diagnostics, ainsi que les complications de la PBR selon différentes procédures.
Méthodes |
Tous les patients adultes de la cohorte CKD Caremeau ayant bénéficié d’une PBR entre 2016 et 2020 ont été étudié. Les différentes techniques étaient par voie trans pariétale en décubitus ventral écho-guidée, trans pariétale en décubitus latérale écho-guidée, trans pariétale en décubitus ventral scano-guidée et trans jugulaire.
Nous avons évalué la performance technique (nombre de glomérule supérieur à 10 en microscopie optique), la performance diagnostic (présence d’un diagnostic médical dans le compte rendu anatomo-pathologique) et enfin les complications en distinguant les complications mineurs et majeurs, globalement et selon les caractéristiques patients et la technique de biopsie utilisée. Nous avons également étudié la concordance entre le tableau syndromique justifiant la biopsie et le diagnostic final.
Résultats |
Au total, 347 PBR ont été étudié pour 337 patients. On retrouve une performance technique de 75 % et une performance diagnostic de 95 %. 323 (92,8 %) biopsie ont permis une aide à la décision médicale. 42 patients (12 %) ont présenté des complications mineures et 11 patients des complications majeurs (3 %). La concordance diagnostic est décrite en Fig. 1, avec un coefficient Kappa à 0,45 [0,38–0,52]. Des déterminants de performance ont été retrouvés comme la taille des aiguilles à biopsie et la ponction transjugulaire était peu rentable dans notre centre.
Conclusion |
La PBR permet donc d’aboutir à un diagnostic chez plus de 90 % des patients, la majorité des cas ne permettant pas de conclure sont liés à une performance technique insuffisante. Enfin de nombreuse suspicion de glomérulopathie chronique se révèle être des néphropathies vasculaires à l’histologie.
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Vol 18 - N° 5
P. 395 - septembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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