IRIS–Expérimentation nationale de second avis sur lames numériques dans les lésions frontières du sein - 12/10/22
Résumé |
Contexte |
Le projet IRIS (Interpréter en Réseau l’Image pour le Soin dans les lésions frontières du sein) a été lancé par l’AFAQAP en 2018 en réponse à un appel à projet INCa. Il fait suite à une réflexion des pathologistes privés et publics dans le cadre du Plan d’action pour la rénovation du dépistage organisé du cancer du sein.
Objectif |
Le projet expérimente de nouvelles modalités d’organisation décentralisée du second avis, dans lesquelles l’image numérique répond à la fois aux contraintes de délais de réponse imposées aux relecteurs et à l’exigence d’un diagnostic en tout point du territoire.
Méthodologie |
La 2e lecture est réalisée par un panel d’experts organisés en réseau et non par un expert unique choisi par le demandeur. Bien que le projet ait une vocation nationale, son caractère expérimental a nécessité de limiter le nombre de structures d’ACP et d’experts participants. Les 19 structures partenaires du projet (11 publiques et 8 privées) représentent néanmoins la variété des modes d’exercice de la pathologie en France. Les partenaires se répartissent en deux groupes : 8 structures sélectionnent des lames d’intérêt (CHU de Strasbourg, CLCC de Villejuif et Curie, Diag Nice, Groupe rhénan de pathologie, IHP Group Nantes et Paris, Médipath Paris) et un groupe de 11 autres structures participe, en plus du groupe précédent, aux sessions nationales de relecture (APHP St-Louis, CRCDC SUD PACA, CLCC de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Montpellier, CHR d’Orléans, Cypath Lyon, IUC Toulouse, Ouest Pathologie Quimper, Médipath Fréjus). La plateforme IRIS intègre le visualiseur Uniview de SECTRA auquel seront raccordés les scanners des différents sites équipés. L’application est accessible via un simple navigateur web et ne nécessite pas d’installation sur les postes des utilisateurs. Le téléversement des lames numériques sur la plateforme s’effectue au fil de l’eau par les sites équipés d’un scanner. Des séances de relecture bimensuelles réunissant à distance 2 à 4 pathologistes sont prévues à partir d’avril 2022. A l’issue d’une session de relecture, la plateforme identifiera automatiquement les éventuels écarts diagnostiques entre le demandeur et le relecteur. À terme, IRIS sera interfacé à la fois avec DIAGinter et avec les modèles de comptes rendus structurés IMPULSION, actuellement en cours de conception/validation sous l’égide du CNPath.
Résultats |
Attendus de l’expérimentation Ils concerneront 5 domaines : la prise en charge des lésions frontières ; le schéma d’organisation optimale des échanges entre pathologistes dans un cadre national décentralisé ; la qualité des préparations et de la numérisation ; le domaine juridique pour éclaircir les questions de protection des données et de responsabilité diagnostique dans le contexte d’une relecture par un groupe d’experts ; le domaine économique pour estimer le coût d’une telle activité et rechercher un modèle économique réaliste et pérenne.
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Vol 42 - N° 5
P. 410 - octobre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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