Blood patch en obstétrique - 07/02/23
Blood patch in obstetrics
, Marie BruyèreCet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Résumé |
Points clés |
• | Le Blood Patch (BP) curatif est le traitement de référence des céphalées post brèche dure-mérienne malgré l’absence d’études bien conduites. |
• | Les preuves scientifiques sont insuffisantes pour recommander un BP prophylactique (injection de sang dans le cathéter péridural avant son ablation). |
• | Il n’est pas recommandé de réaliser une imagerie cérébrale (IRM) avant la réalisation d’un 1er BP lorsque la symptomatologie est typique. |
• | Le BP curatif semble plus efficace s’il est réalisé au moins 48h après la brèche dure-mérienne |
• | Aucune étude récente ne permet de recommander un volume de sang injecté supérieur à 20ml. |
• | L’écho repérage de l’espace péridural doit être utilisé car il diminue l’incidence des brèches dure-mériennes. |
Résumé |
En France, les céphalées post brèche dure-mérienne concerneraient 8500 parturientes/an. Les complications graves immédiates (hématome sous dural, thrombophlébite cérébrale) sont beaucoup plus rares que les conséquences à long terme (céphalées, douleur lombaire chronique, dépression). Le Blood Patch (BP) curatif est le traitement de référence malgré l’absence de données solides. Les preuves scientifiques sont insuffisantes pour recommander un BP prophylactique (injection de sang dans le cathéter péridural avant son ablation). Il n’est pas recommandé de réaliser une imagerie cérébrale (IRM) avant la réalisation d’un premier BP lorsque la symptomatologie est typique. L’imagerie est indiquée en cas de céphalées atypiques ou changeantes, de troubles de conscience, de troubles neurologiques et avant la réalisation d’un troisième BP. Le BP curatif semble plus efficace s’il est réalisé au moins 48h après la brèche dure-mérienne (sauf en cas d’atteinte des paires crâniennes ou de douleurs intenses). Les indications du BP sont la gêne dans les gestes de la vie quotidienne (soins à l’enfant) et l’échec des traitements conservateurs. Aucune étude récente ne permet de recommander un volume de sang injecté supérieur à 20ml.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
In France, 8500 parturients per year suffer from post-dural puncture headaches (PDPH). Serious acute complications (subdural hematoma, cerebral thrombophlebitis) are less frequent by far, than long-term consequences (headache, back pain, depression). The curative Blood Patch (BP) is the gold standard for treatment of PDPH, despite the lack of solid evidences. There is insufficient scientific evidence to recommend prophylactic BP (injection of blood into the epidural catheter before its removal). Brain imaging (MRI) is not recommended prior to a 1st BP when headache is typical. Imaging is indicated in case of atypical or changing headaches, consciousness disorders, neurological disorders and before performing a 3rd BP. Curative BP appears to be more effective when performed at least 48hours after the dural breach (except in cases of cerebral nerve involvement or severe pain). The indications are discomfort in the gestures of daily life (child care) and failure of conservative treatments. No recent study recommends a volume of blood injected higher than 20ml.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Péridurale, Complications, Céphalées, Blood patch, Dure-mère, Obstetrique
Keywords : Epidural analgesia, Complications, Headache, Dural puncture, Obstetrics, Blood patch
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