Résultats préliminaires de l’étude Immune-Eo : différents profils d’œsophagite à éosinophiles (allergique et non allergique) selon de multiples immunomarquages tissulaires - 16/02/23
, T. Pressat Laffouilhere 3, J. Grosjean 3, L. Leblond 4, 5, S. Dordain 4, 5, G. Mahay 2, L. Couderc 6, C. Dumant-Forest 6, J.-C. Sabourin 4, 5, J. Martinet 7, P.-A. Thiebaut 4, 5, M. Coëffier 1, 2Résumé |
Introduction |
L’œsophagite à éosinophiles (EoE) a une physiopathologie encore incomplètement comprise. Sa présence accrue chez les patients atopiques et chez ceux sans antécédent fait suggérer l’existence de phénotypes cliniques et physiopathologiques différents.
Méthodes |
Ce projet est une étude rétrospective, monocentrique étudiant les données démographiques, clinico-biologiques des patients atteints d’EoE. Des marquages immunohistochimiques (CD3, CD117/KIT, tryptase, IL5) ont été réalisés sur biopsies d’EoE et sur tissus de patients témoins (×10). Les patients étaient classés selon différents groupes : Allergique (A)/Atopique seul; A/Induit à l’aliment et non Allergique (nA). L’objectif de cette étude était de rechercher l’existence de plusieurs phénotypes : A et nA. 82 patients ont été inclus (26 A dont 8 induits à l’aliment et 18 atopique seul et 56nA). Les tests de Mann-Whitney et de Fischer ont été utilisés selon le type de variable avec un seuil de significativité corrigé au nombre de comparaison (p,value<0,002). Une analyse en composante principale a également été réalisée.
Résultats |
Le comptage des immunomarquages CD3, CD117/KIT, tryptase, IL5 était significativement plus important dans les groupes A que nA (respectivement : 57 (22,2) vs 42,3 (18,5), p : 0,003 ; 11,1 (9,7) vs 5,2 (4,9), p<0,001 (image 1) ; 16,3 (9) vs 4,9 (2,6), p<0,001 (image 2) ; 1,9 (2,5) vs 0,05 (0,3), p<0,001). De même, le comptage était significativement plus important au sein du sous-groupe Induit par l’aliment versus les nA. Enfin le sous-groupe Induit à l’aliment montrait également un marquage plus important que le sous-groupe atopique, en ce qui concerne les marqueurs CD117/KIT et IL5, respectivement (18,3 (12,9) vs 7,9 (6,1), p :0,002 (Fig. 1) ; 2,8 (1,7) vs 1,4 (2,7), p : 0,031) (Fig. 1)
Conclusion |
Nos résultats appuient une différence phénotypique dans l’EoE ouvrant la question sur des différences physiopathologiques entre les patients A/Induit par l’aliment par rapport aux autres patients (nA et A/Atopique seul).
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Vol 63 - N° 1
Article 103271- février 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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