Quid de notre empreinte iodée? - 28/02/23
Résumé |
Les produits de contraste iodés sont des dérivés du Triiodobenzène associés à des chaines latérales hydroxylée ou carboxylée. Ils représentent jusqu’à 80% du total des effluents pharmaceutiques d'un hôpital[1]. Ces produits de contraste iodés ne sont pas traités par les stations d’épuration et contaminent les eaux de surface. Lors de la production d'eau du robinet à partir de ces eaux brutes, des désinfectants chlorés sont utilisés, ce qui va produire au contact de l'iode et des matières organiques contenus dans l'eau, des sous-produits iodés de désinfection (IDBP)[2], comme les trihalométhanes iodés (ITHM), l'iodoacétaldéhyde, l'iodoacétamide, l'acide iodoacétique, l'iodophénol et l'iodoacétonitrile qui sont potentiellement cancérigènes (action cyto- et génotoxique)[3]. Le taux de production d'IDBP varie en fonction de nombreux paramètres comme la nature chimique et la concentration du produit de contraste iodé utilisé. Ainsi le iopamidol forme plus d'IDBP que l'iopromide, l'iohexol, l'iomeprol ou le diatrizoate[4]. Le taux de ces IDBP dans les eaux, diffère d'un pays et d'une ville à l'autre, mais il n'existe pas, à notre connaissance de seuil maximal au-delà duquel, l'eau serait impropre à la consommation (Fig.1). Il faudrait alors que ces produits soient plus régulièrement recherchés et dosés dans les eaux de consommation, tout en réalisant des études d’écotoxicologie pour déterminer ces seuils. Les initiatives visant à réduire la pollution en iode et à développer le recyclage doivent être encouragées[5], tout comme l'adhésion par exemple, des centres de radiologies à la charte écoresponsabilité et produit de contraste de la Société Française de Radiologie.
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Vol 50 - N° 2
P. 139-140 - mars 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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