Évolution de la somnolence diurne subjective après un accident vasculaire cérébral ischémique ou un AIT et impact de l’apnée du sommeil - 02/03/23
, Renaud Tamisier 1, Bastien Gevaudan 1, Sarah Alexandre 1, Olivier Detante 2, Jean-Louis Pepin 1, Sébastien Bailly 1Résumé |
Objectif |
Déterminer les facteurs associés à l’évolution de la somnolence diurne subjective après un AVC ischémique ou un accident ischémique transitoire (AIT) comparativement à des patients appariés sur la gravité de l’apnée du sommeil (AS).
Méthodes |
Analyse transversale d’une cohorte monocentrique prospective. Au total, 81 patients AVC/AIT, ayant réalisé une polysomnographie et une échelle de somnolence d’Epworth (ESS) dans l’année post-AVC et en suivi, ont été inclus. Un appariement 2:1 sur score de propension (âge, sexe, IMC et IAH) a permis d’identifier 162 contrôles exempts d’AVC/AIT. L’AS (IAH>15/h) était traité par pression positive continue. La dépression était évaluée par le questionnaire de Pichot. Les facteurs associés à l’évolution de l’ESS (ΔESS=ESS suivi-ESS baseline) ont été étudiés par un modèle de régression binomiale négative multivarié.
Résultats |
Après AVC/AIT, l’AS était présente chez 54 (66,7 %) patients. 21 (25,9 %) patients AVC/AIT présentaient un somnolence diurne excessive (ESS ≥ 10/24) à l’inclusion contre 52 (32,1 %) patients contrôles (p=0,37). Quarante-cinq (55,6 %) patients AVC/AIT comparés à 64 (39,5 %) témoins présentaient une amélioration de 2 points de l’ESS (p=0,02), différence minimale cliniquement pertinente. Des scores de dépression élevés étaient associés à une moindre amélioration du ΔESS (ß=0,2, 95 %CI=0,1–0,3, p<0,01).
Conclusion |
Post-AVC/AIT, l’évolution de la somnolence est étonnamment favorable comparativement aux contrôles. La dépression devrait être systématiquement recherchée post-AVC en cas de somnolence persistante ou s’aggravant.
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Vol 20 - N° 1
P. 9 - mars 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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