Extension de l’intervalle de traitement par natalizumab : étude en vie réelle - 28/03/23

Résumé |
Introduction |
L’extension des intervalles de perfusion du natalizumab de quatre à six semaines pourrait améliorer la qualité de vie des patients, diminuer les coûts de traitement et en réduire les complications.
Objectifs |
Évaluer la sécurité clinique et radiologique du natalizumab avec intervalle étendu (IE) de 6 semaines par rapport à l’intervalle standard (IS) de 4 semaines.
Méthodes |
Durant le premier confinement, pour raisons sanitaires, les patients sous natalizumab de l’Hôpital Fondation Rothschild à Paris ont bénéficié d’un espacement des perfusions à 6 semaines. Les patients traités par un IS ≥ 6 mois avant extension à un IE ≥ 12 mois ont été inclus. Les données d’activité clinique et radiologique ont été collectées depuis la base locale OFSEP. Le critère principal était l’incidence de poussée clinique ou d’activité radiologique pendant l’IS et l’IE.
Résultats |
Sur 51 patients inclus, le taux annualisé de poussées (TAP) moyen avant natalizumab était de 1,1 (IC95 % 0,551 ; 1,649). Pendant l’IS, 5 (9,8 %) patients ont eu une poussée avec un TAP moyen de 0,0 (IC95 % −0,0274 ; 0,0274, EDSS médian à 2,0 [1,5, 3,0]), et 7 (14,9 %) des signes radiologiques d’activité. Pendant l’IE, aucune poussée n’a été observée (TAP moyen de 0,0 (IC95 % 0 ; 0), EDSS à 2,0 [0,0, 2,5]) et 2 (4 %) patients avaient une activité radiologique (Fig. 1).
Discussion |
Nous n’avons pas observé plus de poussée ni de signe radiologique d’activité en étendant l’intervalle inter-perfusion du natalizumab de 4 à 6 semaines sur une même population, avec des chiffres d’EDSS restant stables entre les deux périodes. Ces résultats en vie réelle soutiennent des données récentes de la littérature, suggérant la sécurité d’un intervalle inter-perfusion étendu.
Conclusion |
L’extension des intervalles de perfusion du natalizumab de 4 à 6 semaines ne semble pas exposer à un surrisque d’activité clinique ni radiologique en conditions de vie réelle.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Immunosuppresseur, Natalizumab, Sclérose en plaques
Plan
Vol 179 - N° S
P. S171 - avril 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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