Les spécificités pédiatriques des risques NRBCe - 06/09/23
Pediatric specificities of CBRN risks
Résumé |
Introduction |
Les risques NRBC posent différentes difficultés aux services d’intervention tant pré ou intra hospitaliers. La population pédiatrique des victimes amène une difficulté supplémentaire. Nous abordons ici les principaux éléments liés aux risques NRBC pour les enfants en s’appuyant sur le travail de recommandations éditées par la SFMU en 2020 par les sociétés savantes [1].
Spécificités de la physiologie pédiatrique avec impact en cas d’exposition NRBC |
– une plus grande exposition aux agents chimiques ou radiologiques (jouer dehors, objets à la bouche, contact avec sol et surfaces contaminées, etc.) ;
– un rapport surface corporelle/masse corporelle important, une peau plus fine et une moindre présence de graisse et tissu sous-cutané, entraînant une majoration de la dose toxique par absorption cutanée ;
– une activité métabolique et un rythme de divisions cellulaires plus élevés, ainsi qu’une accumulation thyroïdienne d’iode 3 à 5 fois plus élevée que chez l’adulte, à l’origine d’une plus grande sensibilité à cette exposition radiologique.
Stratégie possible |
– apporter de la compétence pédiatrique sur des lieux stratégiques (PRV, PRVH) ?
– Sanctuariser les hôpitaux pédiatriques pour la prise en charge des enfants de moins de 20–30kg ;
– mixer ces deux points est sans doute pertinent.
Le triage des victimes pédiatriques |
– c’est un acte difficile, il est essentiellement clinique : tachycardie, allongement du temps de recoloration cutané, trouble de conscience, impression clinique, contexte ;
– il nécessite de l’expérience au triage et un certain degré d’expérience pédiatrique, sous peine de sur ou sous-triage ;
– on ne sépare pas la dyade enfants-parents, sous peine d’aggraver le stress ;
– prendre en compte le côté émotionnel, et la culture du pays des victimes ;
– les difficultés sont : le stress des intervenants et pour les victimes la peur, la faim et le froid.
Recommandations SFMU NRBC pédiatrie de 2020 |
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Classer les victimes pédiatriques selon les catégories suivantes :
– nourrissons et enfants en âge crèche :<3ans, 5–10kg ;
– enfants scolarisés en maternelle : 3–6ans, 10–20kg ;
– enfants scolarisés au primaire : 6–11ans, 20–30kg ;
– collégiens et lycéens,>11ans et>30kg : prise en charge comme les adultes.
Au PRV NRBC |
Les acteurs doivent avoir les « quatre cultures » : pédiatrique, de médecine d’urgence, de médecine de catastrophe et NRBC. Il faut s’entraîner avec des formats de plastrons pédiatriques.
À noter l’intérêt de la règle « Règle pédiatrique RC » qui permet de trouver rapidement les posologies des antidotes selon les situations [2].
Nous insistons sur l’importance de l’architecture anticipée des établissements de santé pour faire face aux SSE.
En cas de situation d’exposition de masse de la population à un phénomène radiologique, la population pédiatrique est prioritaire, avec un vrai enjeu de s’entraîner à la distribution rapide des comprimés d’iode stable.
Conclusion |
Il est fondamental que les urgentistes et réanimateurs adultes et pédiatriques se connaissent en amont de telles situations. La formation partagée, avec notamment la simulation est un outil intéressant et à développer pour les situations pédiatriques.
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Vol 7 - N° 3
P. 221-222 - septembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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