Modulation of visual event-related potentials by emotional olfactory stimuli - 16/09/23
Modulation des potentiels évoqués visuels par des stimuli olfactifs à caractère émotionnel
, A Pierson b, C Rouby a, V Farget a, B Bertrand a, M Vigouroux a, R Jouvent b, A Holley aAbstract |
The objective of the present study was to determine whether an olfactory prime could modulate behavior and visual event-related potentials (ERPs) obtained in response to a visual stimulation representing female faces. More specifically, we tested the hypothesis that a pleasant odor could have effects on face perception: behavioral effects on subjective emotional estimation of faces, and on associated response times, and electrophysiological effects on the N400 and late positive complex or LPC. Experiments were performed in which subjects had to decide whether the presented face was pleasant or not, while visual ERPs were recorded. Faces were always primed with either a pleasant odor or a neutral olfactory stimulus (pure air). In order to test the effect of subject’s awareness, participants were not informed that an odor would be presented in the experimental sessions. Responses were significantly shorter for unpleasant faces. However, no behavioral effects of the pleasant odor on response time or on evaluation of face pleasantness were observed. Late ERPs evoked by faces were modulated by the presence of a pleasant odor, even when subjects were neither warned nor aware of the presence of the odor: in a frontal site and after the diffusion of the odor, the LPC (appearing 550 ms after the presentation of the visual stimulus) evoked by unpleasant faces was significantly more positive than the LPC evoked by pleasant faces. This effect could reflect an enhanced alert reaction to unpleasant faces are preceded by an (incongrous) pleasant odor.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
L’objectif de la présente étude était de déterminer si une amorce olfactive peut moduler le comportement et les potentiels évoqués visuels obtenus en réponse à la présentation de visages féminins. Nous avons testé l’hypothèse qu’une odeur agréable peut avoir des effets sur la perception de visages: des effets comportementaux sur l’évaluation émotionnelle subjective des visages et sur les temps de réponse correspondants, et des effets électrophysiologiques sur les ondes N400 et le Complexe Positif Tardif. Durant l’expérience, les sujets devaient décider si le visage présenté à l’écran était plaisant ou non, pendant que les potentiels évoqués par la perception du visage était enregistrés. Les visages étaient toujours précédés soit d’une amorce odorisée (odeur agréable) soit d’une amorce non odorisée (air). Les sujets n’étaient pas informés de la présence de l’odeur durant la session expérimentale, et la prise de conscience éventuelle de cette odeur a été étudiée après coup. Nos résultats montrent des réponses significativement plus rapides aux visages déplaisants, mais pas d’effets comportementaux de l’odeur agréable sur les temps de réponse ni sur l’évaluation hédonique des visages. En revanche, nos résultats électrophysiologiques suggèrent que l’activité cérébrale évoquée par un visage peut être modulée par la présence d’une odeur agréable, même lorsque les sujets ne sont ni avertis ni conscients de la présence de l’odeur: après diffusion de l’odeur, le Complexe Positif Tardif ou LPC, apparaissant 550 ms après la présentation du visage, est plus positif sur un site frontal quand il correspond à des visages déplaisants qu’à des visages plaisants. Cette différence pourrait refléter une réaction d’alerte augmentée aux visages déplaisants lorsqu'ils étaient amorcés par une odeur agréable.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Olfaction, Face perception, Emotion, N400, P300, Awareness
Mots-clé : Olfaction, Perception des visages, Émotion, N400, P300, Prise de conscience
Plan
Vol 32 - N° 6
P. 335-342 - décembre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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