Application en médecine générale des recommandations pour l’acné élaborées par le Centre de preuves de la Société française de dermatologie - 18/11/23
Résumé |
Introduction |
L’acné est la plus fréquente des affections cutanées en France. La pénurie actuelle des dermatologues place le médecin généraliste comme acteur majeur de sa prise en charge. En 2015, le Centre de preuves de la Société française de dermatologie a élaboré des recommandations pour la prise en charge de l’acné proposant, pour chaque grade d’acné Global Evaluation Acne (GEA) un traitement d’attaque et d’entretien. Elles sont disponibles sous forme d’algorithme interactif sur le site internet du Centre de Preuves et ont été implémentées sur l’application mobile Chronoreco afin d’améliorer leur accès. Notre objectif était d’évaluer le degré d’application de ces recommandations par les médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine et de rechercher des déterminants et freins à leur utilisation.
Matériel et méthodes |
Enquête par questionnaire en ligne fait de vignettes cliniques, diffusé auprès de 744 médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine d’avril à mai 2021.
Résultats |
Au total, 155 médecins généralistes (20,8 %) ont participé. Le score médian était de 8 points sur 12. Plusieurs points de difficulté étaient repérés : le traitement d’attaque de première intention de l’acné légère n’était connu que par 21 % des médecins interrogés, et seuls 29 % prescrivaient le traitement d’entretien recommandé. De plus, 62 % utilisaient une pilule œstroprogestative pour traiter l’acné en l’absence de besoin contraceptif. D’autres points semblaient néanmoins maîtrisés, comme la limitation de l’antibiothérapie locale, prescrite par seulement 6 % des répondants dans l’acné légère. En cas d’acné très sévère, 89 % des praticiens adressaient au dermatologue pour une prescription d’isotrétinoïne. Au total, 48 % des médecins généralistes participants connaissaient l’existence des recommandations. Ce facteur, tout comme l’âge jeune des médecins, était significativement associé à une prise en charge conforme aux recommandations. Des freins à leur utilisation ont cependant été exprimés, en particulier la complexité de leur mémorisation et le manque de temps pour s’y référer.
Discussion |
La mise en situation concrète via des vignettes cliniques illustrées a permis de déterminer les situations mal maîtrisées par les médecins généralistes dans la prise en charge de l’acné. La principale faiblesse était le biais de sélection secondaire au faible taux de participation.
Conclusion |
Les médecins généralistes semblent adhérer aux recommandations pour l’acné émises par la Société française de dermatologie et les appliquer lorsqu’ils les connaissent. Un accès simple et rapide via le site internet et l’application Chronoreco est primordial pour leur diffusion.
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Vol 3 - N° 8S1
P. A129 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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