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Structures blanchâtres en analyse dermatoscopique dans les carcinomes basocellulaires - 18/11/23

Doi : 10.1016/j.fander.2023.09.297 
K. Bouayad , M. Soughi, Z. Douhi, S. Elloudi, H. Bay Bay, F.Z. Mernissi
 Dermatologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le carcinome basocellulaire (CBC) se caractérise par une gamme variée de structures dermoscopiques à savoir les structures pigmentées, vasculaires et les structures non pigmentées et non vasculaires, au sein desquelles on retrouve les structures blanchâtres qui sont composées de chrysalides, aires blanchâtres et rosettes.

Visibles à l’aide de la lumière polarisée, ses structures peuvent adopter des associations et morphologies différentes, augmentant ainsi la sensibilité et la spécificité diagnostic du CBC.

Les objectifs de notre étude étaient de mettre en évidence la fréquence des différentes structures blanchâtres par rapport aux autres structures dermoscopiques classiques du CBC, ainsi que la relation de ses structures avec les formes anatomocliniques.

Matériel et méthodes

Étude prospective colligeant 118 cas de CBC. Toutes les lésions étaient biopsiées et examinées à l’aide du dermoscope. L’analyse était faite par deux examinateurs.

Résultats

Les structures pigmentées étaient présentes dans 76 % des cas, suivies par les structures blanchâtres (66 %), et les structures vasculaires (37 %).

Au sein des structures blanchâtres les chrysalides étaient présentes dans 57 % des cas, les aires blanchâtres dans 52 % et les rosettes dans seulement 2 cas.

L’association chrysalides-aires blanchâtres étaient significative dans 39 % des cas.

L’orientation des chrysalides était orthogonale (14 %), parallèle (30 %) ou hétérogène (57 %).

Les structures blanchâtres étaient présentes dans toutes les formes anatomocliniques avec des pourcentages variables : nodulaire (71 %), infiltrant (90 %), superficiel (22 %), métatypique (77 %) et sclérodermiforme (73 %),

Discussion

Dans la littérature les structures blanchâtres sont moins étudiés par rapport aux autres structures dermoscopiques du CBC.

Dans notre série, les structures pigmentées (76 %) étaient prédominantes par rapport au structures vasculaires (37 %), cela peut être expliqué par le phototype foncé de notre population, alors que les structures blanchâtres étaient en 2e position dans 66 % des cas.

Dans la littérature l’association chrysalides-aires blanchâtres était significativement plus fréquente dans le CBC, avec une sensibilité de 31 % et une spécificité de 91 %.

Selon des études, les chrysalides prenaient une orientation parallèle ou hétérogène dans les CBC contrairement aux mélanomes ou leur orientation et surtout orthogonales.

Dans notre série, les structures blanchâtres sont plus fréquentes dans les formes nodulaires (71 %), infiltrantes (90 %) et superficielles (22 %). Dans la littérature, ses structures sont plus souvent trouvées dans les formes agressives et constituent un facteur prédictif de CBC à haut risque. Cela était expliqué probablement par la prédominance du collagène dans le stroma tumoral et donc l’infiltration plus profonde dans le derme.

Conclusion

Notre étude illustre la fréquence des structures blanchâtres dans les CBC ; l’association chrysalides-airs blanchâtres est très fréquemment retrouvée.

La présence de structures blanchâtres pourrait servir comme facteur prédictif des formes agressives de CBC, cependant d’autres études sont nécessaires afin d’affirmer cette hypothèse.

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Vol 3 - N° 8S1

P. A162-A163 - décembre 2023 Retour au numéro
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