Dépression : le rôle des micro-éveils - 28/02/24
, Benjamin Wacquier, Gwenolé Loas, Matthieu Hein, Mélanie StraussRésumé |
Objectif |
Notre objectif a été d’explorer rétrospectivement auprès d’une large cohorte (n=633) le rôle de la somnolence, de la fragmentation du sommeil et de l’hypoxie sur les scores de dépression à un questionnaire auto-rapporté.
Méthodes |
Des mesures fines de l’hypoxie et de la fragmentation du sommeil ont été réalisées, incluant la charge hypoxique et l’indice de micro-éveils associés à des événements respiratoires et non respiratoires, en fonctions des stades de sommeil. L’évaluation de la dépression et de la somnolence ont été réalisés respectivement via le Beck Depression Inventory (BDI) et l’Epworth Sleepiness Scale (ESS). Des analyses de régression linéaire multivariée ajustées en fonction du genre, de l’âge, de l’IMC, de la prise d’antidépresseurs et du score total à l’ESS ont été réalisées. Les conditions d’application ont été vérifiées visuellement et statistiquement.
Résultats |
Les résultats montrent qu’il existe une relation significative entre l’IAHO en sommeil paradoxal (SP) (β=−0,05 ; SE=0,02 ; p=0,027), l’indice de micro-éveils associés à des événements respiratoires en SP (β=−0,06 ; SE=0,03 ; p=0,047) et les scores totaux au BDI. Les variables d’âge, de genre, de poids, de somnolence et de prise d’antidépresseurs sont significativement associées au score de dépression dans ces modèles.
Conclusion |
Le SAHOS influence la symptomatologie dépressive davantage par la fragmentation du sommeil que par des phénomènes hypoxiques, en particulier durant le sommeil paradoxal.
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Vol 21 - N° 1
P. 5 - mars 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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