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Il n’est pas possible d’arrêter un traitement de fond d’un patient atteint de SEP - 17/03/24

Doi : 10.1016/j.neurol.2024.02.377 
Jean Pelletier
 Neurologie, hôpital de la Timone, rue Saint-Pierre, Marseille, France 

Résumé

Les raisons d’interrompre un traitement de fond apparaissent multiples : absence d’évolution de la maladie, inefficacité, risques sur le long terme. Certaines situations particulières peuvent aussi être à prendre en considération : intolérance, grossesse, choix du patient, coûts. Il apparaît, toutefois, nécessaire, dans un premier temps, de tenir compte de nombreux facteurs : forme évolutive (rémittente versus progressive ; active versus non active) ; traitement en cours (moyennement actif versus hautement actif) ; démarche thérapeutique (escalade versus induction) ; activité antérieure de la maladie (faiblement versus hautement) ; risque d’effet rebond identifié ; mémoire « immunologique » de la maladie. Cette démarche repose donc sur l’appréciation de la balance bénéfices-risques induit par l’arrêt du traitement de fond. Par ailleurs, et du fait de l’arsenal thérapeutique actuellement disponible, la cible d’une prise en charge optimale des patients atteints de SEP doit rester l’absence d’évolution de la maladie (clinique et IRM), cible à atteindre précocement et sur le long cours. Des travaux récents montrent que le risque de reprise d’activité inflammatoire à l’arrêt d’un traitement MA et au passage d’un traitement HA vers un traitement MA est bien présent. Le risque d’effet rebond est, par ailleurs, parfaitement identifié à l’arrêt de certains traitements HA (natalizumab et fingolimod). En particulier, ce risque doit donc particulièrement être pris en compte en cas de grossesse et d’intolérance au traitement. L’ensemble des données disponibles à ce jour sont concordantes avec l’idée qu’il n’est pas souhaitable d’envisager l’arrêt d’un traitement de fond chez les patients atteints de formes rémittente ou progressive active de SEP. La question reste ouverte concernant les formes progressives non actives. La problématique des risques sur le long terme des traitements HA reste, par ailleurs, à déterminer de façon plus précise. La notion de désescalade nécessite aussi des données supplémentaires, en particulier pour identifier les facteurs individuels qui pourraient orienter vers cette stratégie. Une stratégie intermédiaire et particulièrement innovante pourrait être représentée dans le cadre des traitements HA par une extension des doses d’anti-CD20 (ocrélizumab et rituximab), permettant de maintenir une efficacité majeure en diminuant les risques sur le long terme.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Inflammation, Imagerie par résonance magnétique, Sclérose en plaques


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