Allergies aux antituberculeux : expérience du service de pneumologie de l’Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran (HMRUO) en Algérie - 03/04/24
, M.N. Smahi 1, A. Chaal 1, M.C. Robai 2, N.N.E. Cheriet 1, H.F.Z. Nouadji 1, L. Benasla 1, M. Chaibedra 1, H. Mazouzi 1, S. Benamara 2, A. Zitouni 2Résumé |
Introduction |
(contexte de la recherche) La chimiothérapie antituberculeuse est efficace pour toutes les localisations de la maladie mais elle n’est pas dénuée de risque. L’allergie aux antituberculeux représente un effet secondaire majeur – malgré sa faible prévalence – et pose un véritable problème diagnostique mais aussi thérapeutique.
Objectif |
Le but de notre travail est d’étudier la fréquence, les caractéristiques sémiologiques et la prise en charge diagnostique et thérapeutique des réactions allergiques aux antituberculeux.
Méthodes |
Notre étude est descriptive, longitudinale et retrospective qui a été faite au sein du service de pneumologie à l’HMRUO en Algérie, portant sur 26 cas diagnostiqués comme « Allergie aux antituberculeux ».
Résultats |
Nous avons étudié les dossiers de 15 hommes et 11 femmes ; l’âge moyen était de 34 ans ; l’indication thérapeutique concernait 10 cas de tuberculose pulmonaire et 16 cas de tuberculose extra pulmonaire. Le délai moyen d’apparition de l’allergie était de 11jours. L’urticaire généralisée était présente chez 19 patients ; l’hépatite médicamenteuse a été constatée dans 31 % des cas ; la thrombopénie a été retrouvée chez 3 patients et l’anurie chez 2 malades. La chimiothérapie antituberculeuse a été arrêtée chez tous les patients jusqu’à disparition totale de la réaction et normalisation du bilan biologique. Un traitement par antihistaminique seul a été prescrit avec une évolution favorable pour tous les cas. L’identification du médicament responsable était basée sur l’imputabilité intrinsèque sans recours aux tests allergologiques pour les patients avec thrombopénie et ou anurie et la Rifampicine a été définitivement arrêté. Pour les autres cas, des tests de réintroduction ont été fait selon les recommandations du guide national Algérien permettant d’incriminer l’Isoniazide dans 3 cas, la Rifampicine dans 4 cas, l’association R-H dans 2 cas et la Pyrazinamide dans 6 cas.
Conclusions |
La chimiothérapie antituberculeuse est efficace mais la présence des effets secondaires majeurs à type d’allergie médicamenteuse impose une surveillance étroite durant toute la durée du traitement. Les recommandations de notre guide national sont fiables pour le diagnostic mais aussi pour la prise en charge thérapeutique.
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Vol 64 - N° S
Article 103949- avril 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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