Cellulite à éosinophiles au guselkumab (Tremfya), une biothérapie pour le psoriasis : premier cas clinique - 03/04/24
Résumé |
Introduction |
(contexte de la recherche) Le guselkumab est un anticorps monoclonal inhibant l’interleukine 23 administré par voie sous-cutanée. Ses indications sont le psoriasis en plaque modéré à sévère et le rhumatisme psoriasique en deuxième intention.
Objectif |
Rapporter le premier cas de suspicion d’hypersensibilité au guselkumab.
Méthodes |
Description clinique et de la démarche diagnostique dermatologique, allergologique et anatomopathologique du cas. Réalisation de patch-tests et intradermoréaction au Tremfya. Recherche bibliographique des réactions aux biothérapies dans PubMed et dans la base de données internationale de pharmacovigilance VigiBase.
Résultats |
Une femme de 62 ans aux antécédents d’asthme allergique et d’eczéma de contact aux parfums. Instauration d’un traitement par guselkumab pour un psoriasis en plaques et un rhumatisme psoriasique : 48heures après la première injection, apparition d’un vaste placard érythémato- œdémateux au site d’injection ; 24heures après la seconde injection, réaction similaire plus large ; 1 heure après la troisième injection, réaction vésiculobulleuse, secondairement hémorragique. Le bilan sanguin ne retrouvait pas d’éosinophilie et une CRP à 18,6mg/L. Absence de biopsie cutanée. Résolution en 10jours sous dermocorticoïdes et antihistaminiques. Bilan allergologique : les patch-tests au Tremfyaâ et au polysorbate 80 étaient négatifs. L’IDR au Tremfya était positive en lecture immédiate et retardée à 24heures. Une biopsie cutanée a été réalisée à 24h retrouvant une inflammation péri-vasculaire et interstitielle, un infiltrat à éosinophiles dermique avec des figures « en flammèches ». Le diagnostic évoqué était celui d’une cellulite à éosinophiles ou syndrome de Wells.
Conclusions |
Nous décrivons le premier cas d’hypersensibilité retardée à type de cellulite de Wells au guselkumab, un anti-IL 23, avec un test cutané positif. L’intensité et la rapidité croissante des réactions aux injections successives suggèrent un mécanisme immuno-allergique. Cela souligne les besoins d’accroître la vigilance sur les médicaments biologiques et le manque d’informations sur les possibles réactivités croisées entre les anticorps monoclonaux.
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Vol 64 - N° S
Article 103954- avril 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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