Importance des rythmes professionnels dans les troubles de l’humeur - 19/05/24
Résumé |
Les rythmes circadiens régulent diverses fonctions biologiques sur une période d’environ 24heures, telles que la vigilance, les capacités cognitives, la pression artérielle et la température corporelle. Ils sont eux-mêmes régulés par plusieurs synchroniseurs externes, notamment les rythmes sociaux et professionnels.
L’impact d’une dysrégulation des rythmes circadiens a déjà été mis en évidence dans de nombreuses pathologies telles que l’hypertension artérielle, le diabète, et les troubles de l’humeur. Cependant, il existe une relation de causalité réciproque entre les pathologies psychiatriques et les rythmes biologiques.
En effet, les signes cliniques des troubles de l’humeur entraînent des altérations du fonctionnement psychosocial et des comportements, et donc des modifications des rythmes veille-sommeil. Certaines études ont ainsi montré dans des populations de patients atteints d’épisode dépressif caractérisé une altération de l’efficacité du sommeil, ainsi qu’une augmentation de sa fragmentation et une latence d’endormissement allongée.
D’autre part, les troubles des rythmes circadiens entraînent une aggravation des troubles de l’humeur, en particulier une augmentation du risque de comportements suicidaires. Certains troubles de l’humeur, tels que le trouble affectif saisonnier, sont directement influencés par les rythmes biologiques.
Les principaux modèles psychopathologiques des liens entre troubles de l’humeur et rythmes circadiens incluent la dysrégulation du système sérotoninergique, la désynchronisation psychosociale, ainsi que des altérations dans la régulation génétique des rythmes biologiques.
Des horaires de travail irréguliers ou en décalage, tels que ceux rencontrés dans les quarts de travail rotatifs ou les horaires de nuit, perturbent les rythmes circadiens et peuvent donc entraîner des répercussions sur le sommeil, l’énergie, ou l’humeur.
Ainsi, cette désynchronisation entre les horaires de travail et l’horloge biologique interne est à la fois un facteur de risque de développement d’un trouble de l’humeur, et un facteur aggravant en cas de trouble préexistant.
Les prises en charge possibles incluent l’adaptation des rythmes professionnels ainsi que plusieurs chronothérapies telles que la mélatonine, la luminothérapie et les thérapies cognitivo-comportementales.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Rythmes professionnels, Rythmes circadiens, Troubles de l’humeur
Plan
Vol 85 - N° 2-3
Article 102091- mai 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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