Éfficacité remarquable du traitement par tofacitinib d’une leucémie à LGL-T compliquée de neutropénie, polyarthrite et vitiligo étendu - 28/11/24
Résumé |
Introduction |
Le traitement de la leucémie à grands lymphocytes granuleux (LGL) reste difficile du fait de l’efficacité insuffisante des immunosuppresseurs conventionnels. Les premières expériences d’utilisation des inhibiteurs de JAK, principalement le ruxolitinib, semblent prometteuses.
Observation |
Nous rapportons une patiente de 85 ans traitée par méthotrexate et prednisone pour une leucémie à LGL-T associée à une polyarthrite, un vitiligo et une neutropénie récidivante sévère. La ciclosporine est le cyclophosphamide oral avait été essayés précédemment avec une efficacité incomplète et transitoire, qui ne permettait pas de se passer de l’administration de filgrastim à la demande. Lors d’une nouvelle hospitalisation pour neutropénie fébrile imputable à une pneumonie, l’agranulocytose persistait après 14jours de traitement par filgrastim, ayant motivé introduction de tofacitinib. À 10jours du début du traitement, une polynucléose massive à 98 G/l est survenue, compliquée par un syndrome de Sweet. Le syndrome inflammatoire biologique et les arthrites ont régressé concomitamment. La signature interféron était négative avant introduction du traitement, alors que l’interleukine (IL)-6 était très élevé et s’est secondairement normalisée sous traitement. Une réponse clinique cutanéoarticulaire et hématologique perdure à 24 mois de l’introduction du tofacitinib associé à la régression de la population de LGL en cytométrie en flux.
Conclusion |
Ce cas est le deuxième rapporté de l’usage du tofacitinib pour une leucémie à LGL-T réfractaire, ayant ici permis d’obtenir une réponse clinique et cytologique complète. Il lance un signal de pharmacovigilance quant au risque de syndrome de Sweet lors de l’association d’un inhibiteur de JAK et du GCSF. Ces données soutiennent la contribution des voies JAK/STAT et de l’IL-6 à la pathogénie des manifestations associées à la leucémie à LGL-T et donc l’intérêt croissant pour un ciblage de ces voies.
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Vol 45 - N° S2
P. A440 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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