Évaluation de l’implant RCPI en complément de la résection de la première rangée du carpe pour arthropathies du carpe stades III et IV - 13/12/24
Résumé |
Introduction |
Le traitement chirurgical du SNAC, SLAC ou SCAC WRIST au stade 3 ou 4 se limite d’autant plus que la maladie est évoluée. Les arthrodèses partielles sont efficaces mais donnent plus de raideur que la résection de la première rangée du carpe (RPR) qui n’est plus utilisable à partir du moment où la tête du grand os est altérée. L’implant RCPI permet de réaliser une résection de la première rangée du carpe y compris dans les stades évolués de l’arthrose du carpe.
Matériel et méthodes |
Nous présentons une série continue de patients ayant eu une RPR avec resurfaçage du grand os par RCPI entre 2011 et mai 2024. Nous avons évalué la douleur, la force au dynamomètre de Jamar, la mobilité, le QUICK DASH et la satisfaction de la procédure et les complications.
Résultats |
35 femmes et 55 hommes, dont 4 cas bilatéraux, soit 94 implants, ont été revus avec un recul moyen de 80,7 mois. La douleur moyenne était de 2,8/10. La force de serrage au Jamar était de 21,25 contre 22,82 en préopératoire. La flexion moyenne de 40,21° et l’extension moyenne de 38,76°. Le score moyen du QUICK DASH était de 24,8 contre 30 en préopératoire. 72 % des patients étaient satisfaits ou très satisfaits du résultat. Aucune infection n’est survenue. 9 patients ont eu une arthroplastie associée dans le même temps opératoire sans impact sur le résultat de l’intervention. 7 furent patients opérés en seconde intention. 4 furent des échecs de la procédure et ont été repris pour arthrodèse totale 3 fois et prothèse totale de poignet 1 fois.
Discussion |
Dans les SLAC, SNAC et SCAC 3, l’arthrodèse partielle donne de bons résultats. Dans les SLAC, SNAC et SCAC 4, l’arthrodèse totale est une option radicale et les prothèses totales de poignet ne permettent pas toujours la reprise d’une activité notamment de loisirs. La RPR avec resurfaçage du grand os avec un implant RCPI donne, dans notre expérience et la littérature, de bons résultats sur la douleur mais permettent contrairement aux autres méthodes un maintien des amplitudes du poignet en secteur utile.
Conclusion |
Nous avons poussé les indications trouvant ainsi les limites de cette technique qui est selon nous une méthode à la fois validée et meilleure que les arthrodèses partielles sur la mobilité avec des résultats équivalents sur la douleur et la force.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 43 - N° 6
Article 102064- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

