600 Prise en charge des troubles oculomoteurs après effraction iatrogène de l’orbite - 13/02/25
Management of diplopia secondary to iatrogenic injury to the orbit
Résumé |
Introduction |
Les effractions iatrogènes (ORL et neurochirurgicales) des parois de l’orbite peuvent occasionner des troubles oculomoteurs. Nous rapportons cinq cas qui illustrent la complexité de la prise en charge de cette complication chirurgicale, et les diverses options thérapeutiques.
Matériels et Méthodes |
Nous avons étudié rétrospectivement cinq cas d’effraction orbitaire iatrogène avec complication oculomotrice. Quatre patients (âge moyen = 55 ans), dont deux femmes, présentaient une lésion du muscle droit médial consécutive à une perforation de la lame papyracée au cours d’une intervention endoscopique sur les sinus ethmoïdaux (3 sections, 1 lacération avec incarcération du corps musculaire résiduel). Chez une patiente de 45 ans, on notait une incarcération du muscle droit supérieur dans une brèche du toit de l’orbite, survenue lors d’une intervention neurochirurgicale.
Résultats |
Tous les patients présentaient une importante déviation oculaire horizontale ou verticale, associée à une limitation motrice majeure dans le champ d’action du muscle lésé. Le traitement chirurgical de cette affection oculomotrice a eu lieu 12 à 27 mois après l’événement causal. Les interventions oculomotrices ont consisté en techniques chirurgicales conventionnelles dans 4 cas et en une opération de suppléance dans un cas. Un champ de vision binoculaire simple utilisable a pu être restauré chez 4 patients sur 5.
Discussion |
Les complications oculomotrices secondaires à une effraction orbitaire iatrogène peuvent relever de divers mécanismes : lésion directe du muscle, atteinte vasculaire ou nerveuse, incarcération du corps musculaire dans la brèche osseuse, et/ou formation d’adhérences orbitaires. L’évaluation pré-opératoire repose sur l’imagerie orbitaire et le test de duction forcée. Les possibilités d’intervention dépendent du type de lésion musculaire, du délai écoulé depuis la lésion, et du status local per-opératoire. La plupart du temps, le traitement est symptomatique et non causal.
Conclusion |
Les effractions iatrogènes de l’orbite peuvent engendrer des troubles oculomoteurs variés et sévères. Chaque cas doit être considéré comme un cas unique dont le traitement dépendra du bilan pré-opératoire et de la situation effectivement rencontrée lors de l’exploration chirurgicale.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 31 - N° S1
P. 185 - avril 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
