599 L’autogreffe limbo-conjonctivale dans la prise en charge chirurgicale des ptérygions : étude rétrospective à propos de 16 cas - 13/02/25
Limbal-conjunctival autograft in pterygium surgery: retrospective study of 16 cases
Résumé |
Introduction |
Ces dernières années, d’importants progrès ont permis de mieux appréhender les mécanismes physiopathologiques en cause dans la survenue du ptérygion. La prise en charge par autogreffe limbo-conjonctivale nous paraît correspondre le mieux au concept étiopathogénique actuel d’insuffisance en cellules souches limbiques. Nous rapportons les résultats d’une série de 16 cas ayant bénéficié de cette technique.
Matériels et Méthodes |
Cette étude rétrospective concerne la prise en charge de 16 ptérygions de 15 patients opérés entre avril 2004 et décembre 2006. Il s’agissait de patients présentant une lésion évolutive, responsable d’une baisse de l’acuité visuelle ou d’un syndrome irritatif de la surface oculaire. L’intervention a comporté l’exérèse du ptérygion, le prélèvement du greffon limbo-conjonctival au niveau de l’œil atteint et sa mise en place au niveau du site receveur. La surveillance post-opératoire a porté sur les mesures de l’acuité visuelle et de l’astigmatisme cornéen, l’aspect du greffon et du site de prélèvement.
Résultats |
La durée du suivi après chirurgie varie de 2 à 48 mois, avec une moyenne de 19 mois. Un seul patient (6,3 %) a présenté au 7e mois post-opératoire un envahissement cornéen par un tissu fibrovasculaire développé à la limite inférieure de la zone d’excision. Celui-ci n’est pas évolutif après 15 mois et correspond à une cicatrisation de nature ptérygoïde. La guérison a été observée dans tous les autres cas, avec une intégration satisfaisante du greffon à la surface oculaire. Nous ne déplorons aucune complication au niveau du site de prélèvement.
Discussion |
Nos résultats, confrontés à ceux de la littérature, permettent de considérer l’autogreffe limbo-conjonctivale comme la référence dans le traitement de cette affection. Elle nécessite néanmoins une maîtrise microchirurgicale, une instrumentation adaptée et un environnement structurel adéquat.
Conclusion |
L’autogreffe limbo-conjonctivale est une technique parmi les plus élaborées, permettant de remplacer sélectivement le tissu limbique déficient à l’origine du ptérygion et donnant le plus faible taux de récidives. Elle semble donc représenter la solution chirurgicale de référence à proposer en première intention.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 31 - N° S1
P. 185 - avril 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
