Activation des ischiosjambiers après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur - 06/03/25
Résumé |
Introduction |
La lésion du ligament croisé antérieur (LCA) est l’une des blessures sportives les plus fréquentes du membre inférieur [1]. En cas de traitement chirurgical, les greffons les plus couramment utilisés sont le ligament patellaire d’une part, avec la technique dite de « Kenneth Jones » (KJ) et le tendon du semi tendineux d’autre part (techniques DIDT et DT4) [2]. Les ischiosjambiers (IJ) jouant un rôle protecteur du LCA en limitant le tiroir antérieur, leur travail est l’un des enjeux principaux de la rééducation des patients ayant subi une rupture de LCA. Cette étude a pour but de déterminer s’il existe une différence d’activation des ischios-jambiers en fonction du type d’opération chez des patients ayants subi une reconstruction du LCA.
Matériel et méthodes |
Quarante-huit participants répartis en 3 groupes (KJ, DIDT/DT4, GC) ont effectué un test de force des ischiojambiers ainsi qu’un saut de haies avec réception unipodale. Durant ce test de saut, l’intensité du signal EMG a été mesurée avec deux capteurs EMG de surface (sEMG). Le premier posé en regard du biceps fémoral. Le second en regard du semi-tendineux/semi-membraneux. Un capteur de force placé dans la chaussure du participant ainsi qu’un gogniomètre connecté permettaient de connaître le moment d’impulsion et de réception du saut.
Résultats |
Concernant les mesures d’activité sEMG lors du test de saut, aucune différence significative (p>0,05) n’a été observée entre le groupe DIDT/DT4 et le groupe KJ. Les sujets du groupe DIDT/DT4 présentent un déficit de force des IJ de la jambe pathologique (p<0,05).
Discussion/Conclusion |
L’absence de différence significative concernant les valeurs d’activation des IJ de notre population sont en correspondance avec l’étude de Trigsted et al. [3]. Il est à noter que le type et le temps de rééducation effectué par nos participants a pu influencer les résultats. Malgré des valeurs homogènes entre les groupes KJ et DIDT/DT4, le délai post-opératoire n’a pas été pris en compte ce qui a pu jouer un rôle dans nos résultats. En conclusion, le type de greffon utilisée pour une reconstruction du LCA ne semble pas avoir un impact sur l’activité électrique des IJ des patients. Nous avons cependant observé un déficit de force des IJ chez les patients du groupe DIDT/DT4 ce qui nous confirme l’intérêt du travail de force de ce muscle chez les patients ayant subi ce type d’intervention [4]. Lors de recherches futures sur le sujet, il serait intéressant d’effectuer des mesures d’activité sEMG aux différentes étapes de la rééducation des patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Emg, Force musculaire, Ischiojambiers, Ligament croisé antérieur, Ligamentoplastie
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 131-132 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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