Évaluation de la pertinence d’intégrer un kinésithérapeute en pratique avancée au sein des services d’urgence en Belgique : une étude exploratoire qualitative - 06/03/25
, Laurent Pitance a, b, Anthony Demont c, dRésumé |
Introduction |
Les services d’urgence belges sont confrontés à divers enjeux tels que leur encombrement par des affections non urgentes et le manque de personnel médical, faisant de la transformation du système de santé une priorité. Pour relever des défis similaires, plusieurs pays ont mis en place des modèles de soins impliquant un kinésithérapeute en pratique avancée (KPA) [1]. Le développement de ces nouveaux modèles depuis 1970 s’accompagne d’une littérature prouvant leur intérêt et leur efficacité [2, 3, 4]. La Belgique pourrait s’inspirer de ces avancées pour améliorer son système de soins. Cette étude vise à évaluer la pertinence d’intégrer un KPA dans les services d’urgence de Belgique francophone.
Matériel et méthodes |
La méthodologie, inspirée de Demont et al. [5], adopte une approche descriptive qualitative suivant un processus itératif : focus group visant à identifier les besoins, rôles et compétences du KPA auprès de 19 médecins et infirmiers de trois services d’urgence belges (> 50 000 contacts par an) ; construction des filières de soins définitives de chaque institution ; élaboration du cadre final de la KPA à l’aide du logiciel NVivo.
Résultats |
Les participants semblent favorables à l’intégration d’un KPA dans leurs services d’urgence, l’estimant capable de contribuer efficacement à l’amélioration des soins et l’optimisation de l’utilisation des ressources et de l’organisation des urgences. Deux principaux parcours de soins de pratique avancée ont été décrits : un musculosquelettique avec autonomie complète du KPA, et un respiratoire où il intervient comme expert pour des actes spécifiques. Les compétences nécessaires à l’exercice de ses fonctions incluent l’évaluation, l’orientation, le traitement et la coordination, dans le contexte des soins d’urgence.
Discussion/Conclusion |
La méthodologie itérative et stricte de l’étude préserve la fiabilité des données qualitatives, notamment grâce à la validation répétée des résultats par les participants. Toutefois, les perspectives recueillies pourraient ne pas refléter celles du pays entier car seuls trois hôpitaux ont été interrogés. La méconnaissance du métier de kinésithérapeute et les préoccupations des soignants quant à l’implémentation concrète d’un KPA ont pu entraver les réflexions. Les résultats de l’étude convergent avec les mesures déjà mises en œuvre dans d’autres pays. L’étude offre une base théorique pour des recherches futures, telles qu’une étude Delphi, visant à préciser les rôles et compétences du KPA, et une étude pilote pour évaluer son implémentation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Kinésithérapie, Mode d’exercice, Pratique avancée, Services d’urgence, Soins primaires
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 88-89 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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