Polysensibilisation après la phase initiale du DRESS - 24/03/25
Résumé |
Prérequis/contexte |
Les polysensibilisations dans les DRESS sont décrites et concernent surtout des molécules administrées de façon concomitante ou avant les premiers symptômes.
Objectifs |
Nous rapportons 3 cas de polysensibilisation à des produits introduits avant et après le début de la réaction.
Méthodes |
1) un enfant de 4 ans recevait du bactrim en prophylaxie. À j30, il présentait une éruption diffuse justifiant un relais par amoxicilline. Il évoluait vers un DRESS syndrome avec score REGISCAR à 8. Le bilan allergologique retrouvait un patch test (PT) positif pour le bactrim et une intradermoréaction (IDR) positive à 48h pour l’amoxicilline ; 2) un homme de 52 ans présentait un DRESS à j27 de l’introduction de tazocilline avec un REGISCAR à 6. Des scanners injectés à l’iomeron étaient réalisés 1 mois avant puis 1 semaine après le début des symptômes. Le bilan retrouvait un PT positif à la tazocilline, l’iomeron n’était pas testé car jugé non imputable. Trois ans plus tard, il récidivait d’un DRESS, REGISCAR à 5, après une nouvelle injection d’iomeron ; 3/une femme de 29 ans présentait un DRESS à j24 de tazocilline et de clindamycine avec PT positifs pour les 2 traitements. Deux scanners injectés à l’iobitridol avaient été réalisés, à j2 et j9. Un mois plus tard, une éruption récidivait après un nouveau scanner injecté à l’iobitridol. Les IDR étaient positives à 48h pour l’ioméprol, l’iohexol, l’iobitridol et l’iodixanol.
Résultats/discussions |
Ces cas illustrent le risque de sensibilisation à des molécules introduites lors de la phase précoce du DRESS. Les polysensibilisations sont un véritable enjeu dans la prise en charge de ces toxidermies. Elles sont associées à presque 40 % des rechutes, surviennent surtout à la phase précoce mais parfois dans les 6 à 12 mois. Les molécules les plus impliquées semblent être les antibiotiques (pénicillines), les antiépileptiques, mais des cas avec les produits de contrastes iodés (PCI) ont récemment été rapportés.
Conclusion |
Il semble nécessaire de limiter les prescriptions médicamenteuses pendant la phase précoce du DRESS et de tester les molécules administrées les jours suivant l’éruption, sans oublier les PCI.
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Vol 65 - N° S
Article 104427- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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