250 Étude comparative de deux techniques de ligamentoplastie dans la rhizarthrose opérée par trapézectomie - 19/06/08
Résumé |
Introduction |
La trapézectomie est une des solutions chirurgicales au traitement de la rhizarthrose évoluée. Le reproche encouru par cette technique est la perte de force provoquée par le collapsus trapézien, voire le conflit scapho-métacarpien. De nombreuses ligamentoplasties ont été décrites, chacune se vantant de diminuer ou d’éviter le collapsus trapézien. Cette étude a donc comme but d’évaluer et comparer les résultats de deux ligamentoplasties, notamment sur le collapsus trapézien.
Matériels |
Cette étude exhaustive et rétrospective porte sur 49 patients revus (53 mains) et opérés par trapézectomie-ligamentoplastie avec un recul minimal de 6 mois. Groupe FCR : 29 patients (33 mains) ont bénéficié d’une ligamentoplastie au hémi-FCR selon Burton et Pellegrini. L’âge moyen est de 57 ans (43-71) et le recul moyen de 56 mois (6-113). Groupe APL : 20 patients (20 mains) ont bénéficié d’une ligamentoplastie par une bandelette d’APL selon Sigfusson et Lundborg. L’âge moyen est de 58 ans (42-71) et le recul moyen de 20 mois (7-60).
Méthodes |
L’évaluation a porté sur des critères subjectifs (satisfaction, douleur et DASH), objectifs (force, mobilité) et radiologiques (hauteur trapézienne).
Résultats |
Plus de 85 % des patients sont satisfaits ou très satisfaits sans différence significative entre les deux techniques. Aucune différence significative n’a également été trouvée en terme de douleur résiduelle, de force, de score de DASH et de mobilité de la néo-articulation. Cependant l’incidence d’algoneurodystrophie est significativement plus importante pour le groupe FCR avec 28 % (10 % pour APL). Le collapsus trapézien est sensiblement moins marqué pour le groupe APL avec une perte de hauteur de 57 % (60 % pour FCR). La force est directement corrélée à la hauteur de la loge trapézienne pour le groupe FCR. Aucun conflit scapho-métacarpien n’a été constaté au plus grand recul.
Discussion |
Les deux techniques sont efficaces sur la douleur, la force et la mobilité de la néo-articulation. La ligamentoplastie à l’APL semble, à moindre recul, protéger d’avantage la loge trapézienne du collapsus. La ligamentoplastie par hémi-FCR, plus agressive par la réalisation d’un tunnel osseux à la base du premier métacarpien, s’expose à un risque plus élevé d’algoneurodystrophie.
Conclusion |
La ligamentoplastie par bandelette d’APL est une technique fiable et reproductible, moins agressive, et dont les résultats sont comparables sur la douleur, la force et la mobilité, tout en prévenant des risques d’algoneurodystrophies. Le collapsus trapézien, moins marqué précocément par cette ligamentoplastie, doit cependant être réévalué à un plus grand recul.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 93 - N° S9071
P. 137 - janvier 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
