Parcours professionnel des gynécologues-obstétricien(ne)s après leur internat - 26/04/25
Career trajectories of obstetrician-gynecologists
, Chrystèle Rubod, Damien Subtil, Charles Garabedian, Louise Ghesquiere, Nassima Ramdane, Véronique DebargeRésumé |
Objectifs |
Analyser le parcours des gynécologues-obstétriciens pour identifier les facteurs qui les poussent à arrêter l’obstétrique ou la permanence des soins.
Matériel et méthodes |
Un questionnaire a été envoyé à 162 gynécologues-obstétricien(ne)s ayant débuté leur internat dans les Hauts-de-France entre 2003 et 2014. Les questions portaient sur leur vie personnelle et leur parcours professionnel.
Résultats |
Les répondants étaient en grande majorité des femmes (83 %) et avec un âge médian de 37 ans. Ils exerçaient principalement dans le public (64 %), à temps plein (77 %), en pratiquant l’obstétrique (80 %). La participation à l’activité d’obstétrique diminuait avec le temps de manière significative (p<0,001) : 95 % en pratiquaient lors de leur 1er poste et 43 % au 4e poste. Quatre-vingt pour cent d’entre eux participaient encore à la permanence des soins, mais 40 % envisageaient de l’arrêter (dans les 5 ans à venir pour presque la moitié). Les facteurs significatifs associés à l’arrêt de l’obstétrique sont l’avancée en âge, le sexe masculin et la pratique de la chirurgie. L’arrêt de la permanence des soins est aussi lié de manière significative à l’âge, au nombre d’enfants, à la pratique de l’assistance médicale à la procréation (AMP), de la gynécologie médicale, ou à un exercice en cabinet libéral.
Conclusion |
Les gynécologues-obstétricien(ne)s de cette enquête ont encore en majorité une pratique obstétricale avec une participation à la permanence des soins après une activité médiane de 7 ans. Toutefois l’une comme l’autre diminue au fur et à mesure du temps, ce qui pose un problème de démographie médicale avec un risque majeur quant au maintien des plateaux techniques d’obstétrique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Objectives |
To analyze the career paths of gynecologists-obstetricians to identify the factors that lead them to stop practicing obstetrics or on-call duties.
Material and methods |
A questionnaire was sent to 162 gynecologists-obstetricians who began their residency in the Hauts-de-France region between 2003 and 2014. The questions covered their personal life and professional background.
Results |
The respondents were predominantly women (83%) with a median age of 37 years. The respondents mostly worked in the public sector (64%), full-time (77%), and practiced obstetrics (80%). Participation in obstetric activities significantly decreases over time (P<0.001): 95% practiced it in their first position, 43% did so in their fourth position. Eighty percent still participated in on-call duties, but 40% were considering stopping (almost half of them within the next 5 years). Significant factors associated with stopping obstetrics included older age, being male, and practicing surgery. The cessation of on-call duties was significantly associated with age, number of children, involvement in assisted reproductive technology, medical gynecology, or private practice.
Conclusion |
The obstetricians and gynecologists in this study still predominantly practice obstetrics and participate in on-call duties after a median of 7 years in practice. However, both activities decrease over time, which is a challenge for medical demographics and represents a major risk to the sustainability of obstetrics services.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Gynécologues-obstétriciens, Obstétrique, Permanence de soins, Gardes, Carrière
Keywords : Obstetrician-gynecologists, Obstetrics, Continuity of care, On-call duty, Night shifts career
Plan
Vol 53 - N° 5
P. 236-240 - mai 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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