Adénome hépatocellulaire - 06/08/25
, O. Sutter dRésumé |
Les tumeurs hépatiques bénignes constituent un ensemble hétérogène de lésions nodulaires développées, en règle générale, sur un foie sain. On distingue, d'une part, les angiomes (ou hémangiomes) hépatiques et les hyperplasies nodulaires focales, qui ne présentent aucun risque d'évolution maligne et, d'autre part, les adénomes hépatocellulaires, susceptibles de dégénérer en carcinome hépatocellulaire ou de présenter une hémorragie. Seul l'adénome hépatocellulaire est hormonodépendant, contrairement aux angiomes hépatiques et aux hyperplasies nodulaires focales. Ainsi, la contraception œstroprogestative devra être interrompue en cas d'adénome hépatocellulaire, alors qu'elle pourra être maintenue pour les autres tumeurs hépatiques bénignes. Par ailleurs, ces dernières ne nécessitent aucune surveillance une fois le diagnostic de certitude établi. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) hépatique est l'examen de référence pour le diagnostic de ces tumeurs. Pour les angiomes hépatiques et les hyperplasies nodulaires focales, si les caractéristiques morphologiques observées à l'IRM sont typiques, cet examen suffit à établir un diagnostic certain. En revanche, en cas de doute, une confirmation histologique est nécessaire, impliquant la réalisation d'une biopsie hépatique. Concernant les adénomes hépatocellulaires, l'IRM est indispensable mais le plus souvent insuffisante au diagnostic. En effet, un examen histologique et immunohistochimique est souvent utile afin de préciser le sous-type moléculaire et d'exclure formellement toute malignité. La prise en charge des adénomes hépatocellulaires repose sur plusieurs facteurs. Le sexe du patient constitue un élément clé : chez l'homme, tout adénome hépatocellulaire, quels que soient sa taille ou son sous-type moléculaire, doit faire l'objet d'une résection chirurgicale en raison de son fort potentiel de dégénérescence. Chez la femme, la résection chirurgicale doit être discutée pour les lésions de plus de 5 centimètres (cm), en raison du risque de rupture hémorragique, ainsi qu'en cas d'adénome présentant une mutation de la bêtacaténine au niveau de l'exon 3, en raison du risque de transformation maligne et en cas d'adénome activé Sonic hedgehog du fait du risque hémorragique. Dans les autres cas, une surveillance annuelle par IRM peut être envisagée.
Mots-clés : Angiome hépatique, Hyperplasie nodulaire focale, Adénome hépatocellulaire, Classification moléculaire, Tumeurs hépatiques bénignes
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