Mésusage de l'alcool et transplantation hépatique - 08/09/25
: Professeur des Universités, praticien hospitalierRésumé |
Les conséquences hépatiques du mésusage de l'alcool (cirrhose, carcinome hépatocellulaire) sont devenues progressivement la principale indication de transplantation hépatique en France, correspondant à 40-50 % de l'ensemble de l'activité. La survie après transplantation est identique à celle des autres indications mais le bénéfice de survie n'est observé que pour les patients avec complications sévères de la cirrhose. L'arrêt durable de la consommation d'alcool est indispensable pour accéder à la greffe mais sa durée optimale est débattue. Le parcours des malades atteints de cirrhose liée au mésusage de l'alcool est conditionné par une évaluation pré-greffe particulièrement attentive à la recherche de lésions liées à la toxicité alcoolique et tabagique extrahépatique (cancers, pathologies cardiovasculaires et respiratoires), et à une prise en charge addictologique et psychosociale aussi précoce que possible par une équipe spécialisée. Seule une minorité de patients avec conséquences sévères du mésusage de l'alcool accède réellement à la transplantation hépatique. Une rechute du mésusage de l'alcool est observée dans 30 à 40 % des cas après transplantation et sa sévérité impacte la survie après greffe.
Mots-clés : Transplantation hépatique, Cirrhose liée à l'alcool, Mésusage, Consommation d'alcool, Carcinome hépatocellulaire
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