Hyper-testostéronémie tumorale sans cible : intérêt des analogues de la LHRH - 16/09/25
, S. Mouradi, C. Leandre, E. Alexis, M. Petrignet, Dr, E. Colakoglu, Dr, L. Thomeret, Dr, F. Schillo, Dr, S. Borot, DrRésumé |
Introduction |
L’hyperandrogénie est définie par une production excessive d’androgènes chez la femme.
Observation |
Patiente ménopausée de 68 ans, opérée d’une hystérectomie totale sans annexectomie, présentant des signes sévères d’hyperandrogénie : hirsutisme, voix rauque, hypertrophie clitoridienne, alopécie. Absence de syndrome de Cushing.
Biologiquement, testostérone totale à 6N soit à 10 nmol/L (3,69ng/mL) sans freination des gonadotrophines avec FSH 36,9UI/L et LH 27,2UI/L, 17 OH progestérone 4,5nmol/L, progestérone<0,6nmol/L et œstradiol 178pmol/L compatibles avec la ménopause, SDHEA normal à 1,22μmol/L. Cortisol libre urinaire des 24h (41μg/24h) et test de freinage minute (cortisol post freinage 19nmol/L) normaux.
Pas de lésion surrénalienne ni tumorale ectopique au TDM-TAP. L’IRM pelvienne retrouve des ovaires atrophiés sans atypie, compatible avec la ménopause, non en faveur d’une hyperthécose ovarienne. Pas d’hyperfixation suspecte au TEP-DOTATOC.
Mise en place d’un traitement d’épreuve par DECAPEPTYL 3mg tous les 28jours avec régression complète de l’hyperandrogénie biologique, testostéronémie normalisée à 1 mois (0,13ng/mL soit 0,45nmol/L) et à 3 mois (0,19ng/mL soit 0,66nmol/L) et amélioration clinique franche. Mise en place d’une surveillance semestrielle morphologique à la recherche de l’apparition d’une tumeur.
Discussion |
Ce cas clinique confirme l’intérêt des analogues de la LHRH devant une hyper-testostéronémie tumorale sensible aux gonadotrophines.
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Vol 86 - N° 6
Article 102242- décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
