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State of knowledge on the specialized management of urinary incontinence and pelvic organ prolapse among general practitioners in Western France in the current mesh controversy era - 05/10/25

État des lieux des connaissances sur la prise en charge spécialisée de l’incontinence urinaire et des prolapsus génito-urinaires chez les médecins généralistes en Bretagne et Pays de la Loire

Doi : 10.1016/j.fjurol.2025.102912 
Antoine Cassé a, , Fanny Garandel b, Alexandre Dubois c, Claire Richard c, Thibault Thubert d, Benoit Peyronnet c
a Department of Family Medicine, University of Nantes, 1, rue Gaston-Veil, 44000 Nantes, France 
b Department of Family Medicine, University of Rennes, Rennes, France 
c Department of Urology, University of Rennes, Rennes, France 
d Department of Gynecology, University of Nantes, Nantes, France 

Corresponding author.

Abstract

Introduction

Pelvic floor disorders (PFD) are a common reason for seeking healthcare, affecting over 3 million women in France. General practitioners (GP) are at the forefront of screening and management of PFD in primary care. Very little data exists to evaluate their role in this area. The aim of this study was to explore the knowledge and practices of general practitioners in two large regions in western France (Brittany and Pays de la Loire), and to evaluate the possible needs of additional training in the management of urinary incontinence (UI) and pelvic organ prolapse (POP).

Method

A questionnaire was devised by two authors: a GP resident and a well-established expert in urogynecology. The questionnaire was sent by e-mail to GPs working mainly in primary care in the Brittany and Pays de la Loire regions in Western France. The questionnaire included a total of 15 questions: 5 epidemiological questions, 6 questions on primary care, 3 questions on postoperative care and 1 additional question.

Results

Of the 6122 GPs contacted, 251 answered the questionnaire (response rate: 4.1%). Thirty-nine had received additional training in urology and/or gynecology (15.3%). They screened UI/POP more commonly (84.6% vs. 65.5%; P=0.03; overall screening: 68.5%) and referred more to specialists for physical examination (63.9% vs. 39.6%; P=0.04). Most GPs rightfully prescribed urine culture for UI (85.7%), but voiding diary was prescribed by a minority of GPs (39.4%) and upfront urodynamic was overutilized (21.1%). Most GPs felt able to prescribe anticholinergics (80.1%) but unable to prescribe transcutaneous tibial nerve stimulation (TTNS) (92%), pessary (55%) or beta-3-agonist drugs (78.1%) in a primary care setting. Over 60% of participants felt able to explain to their patients mesh-based surgical procedures to their patients (TOT, TVT, sacrocolpopexy) but only<25% could do so for non-mesh procedures such as artificial urinary sphincter, sacral neuromodulation, colposupsension or fascial sling. The participants identified the fear of postoperative complications as the main barrier to seek surgical management for their UI/POP patients (50.6%), but surprisingly, the worrying news about mesh in public media was rarely perceived as an obstacle to seek UI/POP surgery (11.6%).

Conclusion

The present study helps to understand the strengths and gaps in GPs knowledge of UI/POP management. The level of screening of UI/POP in primary care remains too low and so does the use of simple additional tests for UI such as the voiding diary. The lack of use of non-pharmacological treatment such as TTNS and pessary in primary care raises questions. GPs seems to have a good understanding of mesh-based surgical treatments but lack knowledge of non-mesh options. These findings may be used to improve GPs training and shape healthcare policies for female pelvic medicine in France.

Level of evidence

4.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Introduction

Les troubles pelvi-périnéaux (PFD) sont un motif fréquent de consultation médicale. Les médecins généralistes sont en première ligne pour le dépistage et la prise en charge des PFD. Peu de données existent pour évaluer leur rôle dans ce domaine. L’objectif de cette étude était d’explorer les connaissances et les pratiques des médecins généralistes en Bretagne et Pays de la Loire, et d’évaluer les besoins éventuels de formation complémentaire dans la prise en charge de l’incontinence urinaire (IU) et du prolapsus des organes pelviens (POP).

Méthode

Un questionnaire a été élaboré par deux auteurs : un interne en médecine générale et un expert reconnu en urogynécologie. Le questionnaire a été envoyé par mail à des médecins généralistes exerçant principalement en soins primaires dans les régions Bretagne et Pays de la Loire. Il comprenait un total de 15 questions.

Résultats

Sur les 6122 médecins généralistes contactés, 251 ont répondu au questionnaire (4,1 %). Trente-neuf d’entre eux avaient reçu une formation complémentaire en urologie et/ou en gynécologie (15,3 %). Ils dépistaient plus fréquemment les IU/POP (84,6 % vs 65,5 % ; p=0,03) et adressaient plus souvent les patients à des spécialistes après leur examen clinique (63,9 % vs 39,6 % ; p=0,04). La plupart d’entre eux ont prescrit une analyse d’urine pour l’IU (85,7 %). Une minorité a prescrit le catalogue mictionnel (39,4 %) et le bilan urodynamique (21,1 %). La plupart d’entre eux se sentaient capables de prescrire des anticholinergiques (80,1 %), mais pas de prescrire la stimulation transcutanée du nerf tibial (TENS) (92 %), un pessaire (55 %) ou des bêta-3-agonistes (78,1 %). Plus de 60 % des participants peuvent expliquer à leurs patientes les chirurgies par bandelettes, mais seulement 25 % d’entre eux des chirurgies autres (sphincter artificiel…). Ils ont identifié la peur des complications postopératoires comme le principal obstacle à la chirurgie (50,6 %). L’actualité concernant les bandelettes a rarement été perçue comme un obstacle (11,6 %).

Conclusion

Cette étude montre les points forts et faibles des médecins généralistes en matière de prise en charge de l’IU/POP. Le niveau de dépistage en soins primaires est insuffisant. Le non-usage de traitements non pharmacologiques interroge. Les médecins généralistes semblent bien connaître uniquement les traitements chirurgicaux par bandelettes. Ces résultats peuvent être utilisés pour améliorer la formation des médecins généralistes en France.

Niveau de preuve

4.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Urinary incontinence, Urogenital prolapse, General practice, Pelvic floor, Suburethral slings

Mots clés : Incontinence urinaire, Prolapsus d’organe pelvien, Médecine générale, Plancher pelvien, Bandelettes sous-urétrales


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Vol 35 - N° 8

Article 102912- octobre 2025 Retour au numéro
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