Prise en charge en urgence des ingestions de caustique - 07/10/25
, A. Challine b, H. Corte b, P. Cattan bRésumé |
L'ingestion de substances caustiques représente une urgence médicochirurgicale rare mais grave, dont le pronostic dépend d'une prise en charge initiale rapide, structurée et multidisciplinaire. En France, les agents les plus souvent impliqués sont les bases fortes, les oxydants et les acides forts, généralement ingérés dans un contexte suicidaire chez des patients souffrant de troubles psychiatriques. L'évaluation initiale repose aujourd'hui sur la tomodensitométrie thoraco-abdominale, qui s'impose comme l'examen clé pour détecter la nécrose digestive transmurale et guider la stratégie thérapeutique. L'endoscopie, autrefois systématique, n'est plus recommandée en urgence chez l'adulte. En cas de nécrose digestive avérée, une chirurgie en urgence, souvent lourde, est nécessaire. Cette dernière reste associée à des taux élevés de morbidité et de mortalité, malgré les progrès des algorithmes diagnostiques. La prise en charge optimale inclut une orientation précoce vers un centre expert, une évaluation rigoureuse et une stratégie personnalisée. Au-delà de la phase aiguë, les ingestions caustiques entraînent fréquemment des séquelles fonctionnelles et psychologiques durables, avec une altération marquée de la qualité de vie, notamment après une chirurgie d'urgence. L'évolution dépend de la gravité initiale des lésions, des complications digestives, du contexte psychosocial et de la qualité de la prise en charge psychologique. Ces constats soulignent la nécessité d'une approche globale, intégrant soins médicaux et chirurgicaux, soutien nutritionnel, accompagnement psychologique et prise en charge sociale, afin d'optimiser la réhabilitation fonctionnelle et la qualité de vie à long terme.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Ingestion de caustiques, Tomodensitométrie, Œsophagectomie, Traitement conservateur, Qualité de vie
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