Bilan métabolique et prise en charge diététique des patients ayant des calculs urinaires - 14/10/25
, J.-P. HaymannRésumé |
L'exploration biologique d'un patient dès le premier épisode lithiasique est recommandée par le CLAFU (Comité lithiase de l'Association française d'urologie). Le bilan de première intention comprend une prise de sang, un recueil des urines des 24 heures et du matin ainsi qu'un examen cytobactériologique des urines (ECBU). Dans la majorité des cas, ce bilan permet d'identifier les étiologies responsables de la maladie lithiasique chez les patients : diurèse des 24 heures insuffisante pour les calculs de whewellite de sous-type Ia (les plus fréquemment rencontrés), hypercalciurie pour les calculs de weddellite avec excès de consommation de sel et de protéines animales révélé par l'analyse des urines des 24 heures, hyperglycémie dans le cadre d'un diabète non insulinodépendant pour les calculs d'acide urique, germes uréasiques identifiés à l'ECBU pour les calculs d'origine infectieuse. Le bilan du CLAFU comprend également un dosage de la créatinine plasmatique afin de s'assurer de l'absence d'insuffisance rénale, pouvant évoquer une maladie lithiasique bilatérale obstructive, infectieuse et certaines néphropathies cristallines monogéniques ou iatrogènes. Lors du suivi des patients lithiasiques, des valeurs cibles thérapeutiques du pH urinaire sont recommandées en fonction de l'étiologie : alcalinisation des urines avec objectif de 6,5-7,0 en cas de calcul d'acide urique, objectif de 7,5-8 en cas de calcul de cystine. Par ailleurs, un pH urinaire supérieur à 7 doit faire suspecter en priorité une participation infectieuse (germes uréasiques). La cristallurie permet d'évaluer le risque de récidive chez les patients, avant que ne survienne un nouvel épisode lithiasique. La cristallurie est, par ailleurs, un examen simple, efficace et peu coûteux permettant de suspecter le diagnostic de pathologies lithogènes monogéniques telles que la cystinurie et l'hyperoxalurie primaire. La prise en charge diététique repose en premier lieu sur la prise d'au moins 2 litres d'eau par jour, recommandation simple pour réduire le risque cristallogène et dont l'efficacité est jugée sur la quantification de la diurèse des 24 heures. Les mesures diététiques contribuant à diminuer la calciurie reposent sur une évaluation des apports en calcium, la recherche d'une prise régulière de vitamine D et le contrôle des apports alimentaires en chlorure de sodium ( < 9 g/j) et en protéines animales ( < 1,2 g/kg/j). Les mesures diététiques, suivies et ajustées grâce à l'analyse régulière des urines des 24 heures, restent un élément important de la prise en charge, même dans le cas des maladies lithiasiques monogéniques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Lithiase, Calcul urinaire, Diététique, Oxalate, Calcium, Acide urique, Phosphate, Cystine
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