Nouvelle classification (2025) de l’état cervical pour l’autorisation à la pratique du rugby en compétition : glossaire et argumentation - 31/10/25
New classification (2025) of cervical status for authorization to play competitive rugby: Glossary and argumentation
, David Brauge b, c
, Hugues Pascal-Moussellard d
, Vincent Fiere e
, Marc Szadkowski e
, Olivier Capel c
, Bernard Dusfour f
, Jean-Philippe Hager c, g
, Jean-Marc Vital c 
Résumé |
La nouvelle classification 2025 des lésions cervicales dans le rugby vise à mieux encadrer l’aptitude à la compétition en conciliant protection des joueurs, acquis scientifiques et pertinence médicale. Les traumatismes cervicaux se répartissent entre lésions aiguës (macrotraumatologie, hernie discale traumatique, entorses...) et microtraumatismes répétés responsables d’arthrose précoce. Les classifications successives (2000, 2009) ont progressivement intégré l’IRM et les critères cliniques, abandonnant l’indice de Torg et l’indice médullo-canalaire jugés non fiables et remplacés par la recherche de liseré de sécurité de liquide céphalorachidien ou d’une éventuelle compression du cordon médullaire. La version 2025, issue d’un consensus FFR/LNR, repose sur quatre catégories (G0 à G3) distinguant les situations normales, les pathologies tolérées ou majorant le risque, et celles entraînant une contre-indication. L’imagerie IRM reste centrale, complétée au besoin par des clichés dynamiques. La force musculaire cervicale devient un critère de reprise après chirurgie. Cette classification s’applique aux professionnels mais peut être étendue aux amateurs en cas de symptômes. Elle a montré son efficacité dans la prévention des lésions dégénératives et l’accompagnement des carrières, même si les accidents médullaires traumatiques graves - heureusement exceptionnels - restent imprévisibles.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The new 2025 classification of cervical spine lesions in rugby aims to better regulate eligibility for competition by balancing player safety with medical relevance. Cervical injuries are divided into acute lesions (macrotrauma, traumatic disc herniation, sprains) and repetitive micro-trauma leading to early-onset osteoarthritis. Successive classifications (2000, 2009) progressively incorporated MRI and clinical criteria, abandoning the Torg ratio and the medullo-canal index, considered unreliable, and replacing them with the assessment of cerebrospinal fluid safety margins or potential spinal cord compression. The 2025 version, developed through an FFR/LNR expert consensus, is based on four categories (G0 to G3) distinguishing normal conditions, tolerated pathologies, risk-enhancing conditions, and contraindications. MRI remains the cornerstone, supplemented when necessary by dynamic imaging. Cervical muscle strength has been introduced as a criterion for return to play after surgery. This classification applies primarily to professional players but may be extended to amateurs in symptomatic cases. It has proven effective in preventing degenerative lesions and guiding career management, although catastrophic traumatic spinal cord injuries are, fortunately, exceptional occurences but remain largely unpredictable.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Rugby, Rachis cervical, Critères de retour au jeu, Prévention
Keywords : Rugby, Cervical spine, Return-to-play criteria, Prevention
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