Le Ianalumab démontre une réduction significative de l’activité de la maladie chez les patients atteints de la maladie de Sjögren : résultats d’efficacité et de tolérance issue de deux études internationales de phase 3 (NEPTUNUS-1 et NEPTUNUS-2) - 02/12/25
, T. Grader-Beck 2, S. Finzel 3, E. Schiopu 4, A. Papas 5, V. Devauchelle-Pensec 6, T. Dorner 7, M. Sopala 8, X. Zeng 9, G. Noaiseh 10, T. Takeuchi 11, U. Kumar 12, J. Hermann 13, H. Ozawa 14, R. Fox 15, S. Zong 16, D. Narayanswamy 17, X. Li 18, W.L. Luo 19, J. Woznicki 20, L. Debonnett 16, X. Zhu 16, L. He 16, F. Matzkies 21, A. Jahreis 21, B. Porter 16, S. Mccoy 22, S. Bowman 23, W. Hueber 21Résumé |
Introduction |
La maladie de Sjögren (SjD) est une maladie auto-immune systémique, hétérogène, caractérisée par des symptômes invalidants, d’importants besoins médicaux non satisfaits et l’absence de traitements systémiques approuvés. L’hyperactivité des cellules B et le dérèglement de la voie de signalisation du facteur d’activation des cellules B (BAFF) et de son récepteur (BAFF-R) sont des éléments clés de la pathogenèse du SjD. Le ianalumab est un AcM IgG1 entièrement humain dirigé contre le BAFF-R, doté d’un nouveau double mécanisme d’action : déplétion des cellules B via une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC) accrue et inhibition de leur activation et survie par blocage du BAFF-R. Les études de phase 3 NEPTUNUS-1 ( NCT05350072 ) et NEPTUNUS-2 ( NCT05349214 ) évaluent l’efficacité et la sécurité du ianalumab chez des patients atteints de maladie de SjD.
Patients et méthodes |
NEPTUNUS-1 (N-1) et NEPTUNUS-2 (N-2) sont des études complémentaires, internationales, multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo (PBO) de 52 semaines qui ont inclus des patients adultes atteints de SjD, répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2016, avec un score ESSDAI (EULAR Sjögren's Disease Activity Index) ≥ 5 dans huit domaines présélectionnés et un débit salivaire stimulé ≥ 0,05 mL/min. L’utilisation concomitante d’immunomodulateurs ou d’immunosuppresseurs était autorisée : MTX (≤ 25 mg/s), HCQ (≤ 400 mg/j), AZA (≤ 150 mg/j) et prednisone ≤ 10 mg/j, seuls ou en association. Dans N-1, les patients ont été randomisés (1:1) pour recevoir par voie sous-cutanée soit 300 mg de ianalumab une fois par mois (QM), soit un PBO ; dans N-2, la randomisation (1:1:1) a permis de comparer trois bras : ianalumab 300 mg QM, ianalumab 300 mg tous les 3 mois (Q3 M) et PBO. L’objectif principal des deux études était de démontrer la supériorité du ianalumab par rapport au PBO, en mesurant la variation du score ESSDAI à S48 par rapport à la valeur à l’inclusion. Les principaux critères secondaires incluaient des mesures de l’activité du SjD ainsi que des évaluations rapportées par les médecins et les patients à S48. La tolérance a été évaluée jusqu’à la S52.
Résultats |
Dans N-1, 275 patients et dans N-2, 504 patients ont été randomisés ; les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient globalement équilibrées entre les bras. Les deux études ont atteint leur objectif principal. Le ianalumab (QM) a démontré une amélioration statistiquement significative de la variation du score ESSDAI à la S48 par rapport au PBO ( Fig. 1 ). L’évaluation globale du patient (PaGA, différence des moyennes entre ianalumab QM et PBO [Δ] : −6,6, IC à 95 % : [−11,4, −1,8], p = 0,007) et l’évaluation globale du médecin (PhGA, Δ : −5,5, IC à 95 % : [−10,1, −0,9], p = 0,018) ont montré une différence statistiquement significative nominale dans N-1. D’autres critères d’évaluation secondaires ont montré une tendance à l’amélioration dans les deux études. Le ianalumab a présenté un profil de tolérance favorable, avec une incidence globale des événements indésirables (EI) et des EI graves (EIG) comparable à celle observée avec le PBO dans les deux études ( Tableau 1 ).
Conclusion |
Les études NEPTUNUS sont les premières études de phase 3 dans le SjD à avoir atteint leur objectif principal avec ianalumab 300 mg (QM) démontrant une amélioration significative de l’activité de la maladie, mesurée par l’ESSDAI. En outre, les critères d’évaluation secondaires, notamment PaGA et PhGA, indiquent une réduction des symptômes et un bénéfice clinique pour le patient au-delà de l’amélioration de l’activité du SjD. Le ianalumab a présenté un profil de sécurité favorable, renforçant son profil bénéfice-risque positif.
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Vol 92 - N° S1
P. A143-A145 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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