Évaluation des critères patients, de la progression radiographique et de la tolérance à long terme chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) traités par filgotinib, selon la trajectoire du CDAI : une analyse post-hoc de l’étude FINCH1 - 02/12/25
, L.H. Le 4, C. Van Der Donckt 5, Y. Tanaka 6, P. Taylor 7Résumé |
Introduction |
FINCH 1 ( NCT02889796 ) était un essai randomisé de phase 3 de 52 semaines (S), évaluant le filgotinib (FIL), inhibiteur préférentiel de JAK1, chez des patients atteints de PR en réponse inadéquate au méthotrexate [1] . Une analyse post hoc, conduite sur les patients ayant poursuivi l’étude d’extension à long terme (LTE) FINCH4, a identifié 5 groupes distincts selon l’évolution de l’activité de la maladie sur le CDAI (trajectoires CDAI [2] ). La présente analyse évalue, selon ces trajectoires, l’évolution des critères patients, de la progression radiographique et de tolérance à long terme du FIL.
Patients et méthodes |
Cette analyse inclut 395 patients, soit 83,2 %% des patients de FINCH 1 ayant poursuivi FINCH 4. Jusqu’à S156 (3 ans), les critères évalués comprenaient : niveau moyen de douleur (échelle visuelle analogique : EVA), proportion de patients avec EVA ≤ 20 mm (état de santé non affecté négativement par la douleur) et HAQ-DI ≤ 1 (limitation fonctionnelle nulle ou légère). La progression radiographique a été mesurée par la variation du score total Sharp modifié (mTSS) jusqu’à S52, et la tolérance par les TIAE (taux d’incidence ajusté à l’exposition)/100 patients-années (PA) des événements indésirables survenus sous traitement (EIST) jusqu’à S156. Parmi les 5 groupes identifiés ( Fig. 1 A) précédemment rapportés dans l’analyse post hoc, les groupes (G) 1 et 3 présentaient une réduction rapide et durable du CDAI jusqu’à S52, tandis que les G2, 4 et 5 montraient des réponses plus lentes [2] .
Résultats |
Les caractéristiques des patients à l’inclusion ( Tableau 1 ) étaient globalement comparables entre les groupes CDAI. La durée moyenne d’évolution de la PR variait de 5,5 ans (G4) à 8,1 ans (G1), et 34,6 à 55,6 % recevaient des glucocorticoïdes (GC) oraux à l’inclusion. Dans les G1 et 3, la douleur moyenne sur l’EVA a chuté dès S12–S24 et s’est maintenue jusqu’à S156 (plus lentement dans le G5). À S12 et S156, les proportions de patients avec EVA ≤ 20 mm étaient les plus élevées dans le G3 (78,2 % et 75,0 %), puis le G1 (47,0 % et 70,8 %), et les plus faibles dans le G4 (7,7 % et 29,7 %) et G5 (6,9 % et 32,4 %) ( Fig. 1 B). À S12 et S156, la proportion de patients avec un HAQ-DI ≤ 1 était la plus élevée dans le G3 (88,2 % et 90,9 %), puis le G1 (65,1 % et 83,1 %), et la plus faible dans le G5 (29,3 % et 62,2 %) ( Fig. 1 C). La progression radiographique était globalement faible, avec des scores plus marqués dans le G5. La variation moyenne (écart-type) du mTSS à S52 était de 0,17 (0,94) (G 1), 0,20 (0,93) (G2), 0,16 (0,77) (G3), 0,10 (0,99) (G4) et 0,52 (2,64) (G5). L’incidence des EIST était comparable entre les groupes jusqu’à S52 et S156, à l’exception des infections graves – moins fréquentes dans le G1 et G3 que dans les autres : respectivement TIAE/100 PA : 1,1–1,6 à S52 ; 0,0–1,8 à S156 versus 3,0–6,6 à S52 ; 2,0–3,6 à S156).
Conclusion |
Les répondeurs CDAI rapides ont montré les plus fortes améliorations des scores EVA et HAQ-DI, avec une proportion plus élevée atteignant un HAQ-DI ≤ 1. La progression radiographique, globalement faible, était plus marquée chez les répondeurs lents. Les TIAE des EIST restaient faibles, avec moins d’infections graves chez les répondeurs rapides. Une meilleure caractérisation des trajectoires pourrait permettre d’ajuster les attentes cliniques et de personnaliser la prise en charge thérapeutique de certains patients.
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Vol 92 - N° S1
P. A177-A179 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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