Polyarthrite rhumatoïde et corticoïde : évaluer pour mieux éduquer - 02/12/25
, S. Zniber, I. Elaroussi, A. Rouffa Houmed, Z. Baba, A. Mougui, I. El BouchtiRésumé |
Introduction |
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique nécessitant une prise en charge prolongée. Les corticoïdes conservent une place importante en tant que traitement d’appoint. Leur utilisation est souvent source de crainte en raison d’effets secondaires redoutés pouvant impacter l’adhésion thérapeutique. l’objectif est d’évaluer les connaissances des patients atteints de PR sur les corticoïdes pour adapter les stratégies d’éducation thérapeutique.
Patients et méthodes |
Étude transversale incluant 120 patients PR suivis en consultation sur une période d’un an. L’évaluation des connaissances reposait sur un questionnaire standardisé comportant 20 items : indications, posologie et durée, effets indésirables, modalités d’arrêt et précautions d’utilisations. Un score global a permis de classer les patients en trois niveaux : bonne connaissance (≥ 70 % de réponses correctes), connaissance moyenne (40–69 %) et faible connaissance ( < 40 %). Les analyses statistiques ont été réalisées avec SPSS.
Résultats |
L’âge moyen est de 52 ans ± 10 ans avec prédominance féminine à 75 %. 28 (23,3 %) avaient une bonne connaissance, 52 (43,3 %) une connaissance moyenne et 40 (33,3 %) une faible connaissance. Les indications thérapeutiques étaient relativement bien maîtrisées (70 % de bonnes réponses), tandis que la connaissance des effets secondaires (40 %), des modalités d’arrêt (35 %) et des mesures préventives (30 %) restaient insuffisamment connus. 65 % des patients jugeaient les corticoïdes comme dangereux à long terme, 45 % pensaient qu’ils induisaient systématiquement une dépendance, et 24 patients (20 %) savaient qu’un arrêt devait être progressif. En analyse multivariée, un niveau d’éducation élevé (IC95 % : 1,1–4,0 ; p = 0,03), une ancienneté de la maladie > 10 ans (IC95 % : 1,0–3,5 ; p = 0,04) et la participation à un programme d’éducation thérapeutique préalable (IC95 % : 1,3–5,9 ; p = 0,01) étaient indépendamment associés à une meilleure connaissance.
Conclusion |
Chez la majorité des patients atteints de PR, le niveau de connaissance des corticoïdes demeure insuffisant. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer l’éducation thérapeutique afin de corriger les idées reçues, améliorer la compréhension du rapport bénéfice/risque et optimiser l’adhésion au traitement.
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Vol 92 - N° S1
P. A296 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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