Comment rater une plaque en distraction interne (spanning plate) pour une fracture du radius distal ? - 06/12/25
, Christophe Gaillard, Laurent Mathieu, Aram Gazarian, Arnaud WalchRésumé |
La plaque en distraction interne, ou spanning plate, fait partie des options thérapeutiques pour la prise en charge des fractures du radius distal. Les indications sont variées et incluent : les fractures complexes, les fractures-luxations, les patients polytraumatisés, les fractures avec impaction-séparation chez le sujet âgé, ainsi que les fractures sur os ostéoporotique ou avec perte de substance osseuse. Le principe repose sur une arthrodèse temporaire radio-carpienne mini-invasive, permettant de maintenir la réduction de la fracture (par taxis) en décomprimant l’articulation radio-carpienne et avec un effet de plaque console postérieur. En dépit du temps prolongé d’arthrodèse temporaire, les résultats rapportés dans la littérature sont satisfaisants, pour des fractures souvent complexes. Comme toute intervention chirurgicale, chaque étape de la prise en charge peut aggraver la situation clinique. Dès lors, comment compromettre la pose du matériel ? et comment entraîner un mauvais résultat fonctionnel pour le patient ? Nous rapportons dans cette communication notre expérience dans l’utilisation de la plaque en distraction interne pour les fractures du radius distal. Un total de 23 patients pour 24 poignets a été opéré de novembre 2023 à avril 2025 dans notre service. Il est possible de compromettre la situation :
– “avant l’opération” : on n’a pas pris le temps de comprendre la situation ; on n’explique pas les suites postopératoires parce qu’on ne les connaît pas,
– “pendant l’opération” : ON incise n’importe où ; On coupe la branche nerveuse sensitive du nerf radial ; on veut mettre la plaque de proximal en distal ; on fixe la plaque en proximal en premier car il y a plus de place ; on met la plaque dans la fracture ; on est jusqu’au-boutiste du mini-invasif parce que c’est la technique et on met la plaque sur les tendons ; on distracte comme un fou, car plus c’est mieux ; on oublie de réduire à minima ; on se met en pronation à fond car on est mieux pour opérer ; on ne fixe par les lésions ulnaires (instables) car on sait que ça ne sert à rien,
– “après l”opération” : on enlève la plaque au plus vite car on a peur de trop enraidir le poignet, et de toute façon une fracture du radius ça consolide en 6 semaines ; On oublie de prescrire la rééducation immédiate.
La plaque en distraction interne est un outil utile et qui comporte un certain nombre de trucs & astuces pour éviter d’aggraver la situation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 44 - N° 6
Article 102314- décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
