Identification et analyse des problèmes liés à la pharmacothérapie, rencontrés en rétrocession chez les patients traités par antirétroviraux - 07/12/25
Résumé |
Contexte |
Les avancées dans le domaine des antirétroviraux (ARV) ont transformé la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), leur offrant une espérance de vie désormais comparable à celle de la population générale. Cependant, l’augmentation des PVVIH âgées expose à de nouveaux défis dus à la polymédication : effets indésirables, interactions médicamenteuses et problèmes liés à la pharmacothérapie (PLP). La gestion des ARV en rétrocession est également complexifiée par leur circuit double, limitant l’accès des pharmaciens à une vision complète des traitements et augmentant le risque de sous-évaluation des PLP.
Objectifs |
Identifier et classer les PLP chez les patients recevant des ARV en rétrocession.
Matériels et méthodes |
Cette étude prospective, menée entre janvier et mars 2024, a inclus des patients sous ARV récupérant leur traitement en rétrocession. Les PLP ont été identifiés par le pharmacien clinicien lors d’un entretien réalisé au moment de la dispensation et classés selon la nomenclature du Pharmaceutical Care Network Europe (PCNE).
Résultats |
Vingt-trois patients (âge moyen : 60 ans [36–78]) ont été inclus. Une trithérapie a été prescrite à 78,2 % des patients (18/23), une bithérapie à 13 % (3/23) et une quadrithérapie à 8,8 % (2/23). Le nombre moyen de traitements non ARV était de 4,5 par patient. Dix-huit PLP ont été identifiés (0,78 PLP/patient), répartis entre problèmes d’efficacité (10) et de sécurité (8). La sélection du médicament, et plus précisément l’association des différents médicaments (C1.3), est à l’origine de 88,89 % (16/18) des PLP identifiés. Les 2 restantes sont dues à un moment de prise incorrect par le patient. Trente interventions ont été réalisées : 44,4 % des PLP ont été totalement ou partiellement résolus, 22,2 % sont restés non résolus faute de coopération du patient, et 33,3 % ont été jugés acceptables mais irréversibles. Parmi les interventions, 54,8 % ont ciblé les prescripteurs (I1), 16,1 % les médicaments eux-mêmes (I3), notamment pour des arrêts de traitement, et 16,1 % portaient sur des demandes de suivi biologique (I4).
Discussion/Conclusion |
Le nombre de PLP est inférieur à celui retrouvé dans la littérature, probablement en raison de l’absence de phytothérapie et d’une population plus jeune, limitant la polymédication. Cependant, les PLP restent fréquents, confirmant le rôle essentiel du pharmacien dans l’optimisation des traitements. Des consultations pharmaceutiques systématiques à l’initiation et au suivi des ARV pourraient renforcer le lien ville–hôpital et réduire les risques associés aux PLP.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Antirétroviraux, Service de pharmacie clinique (département), Survivants à long terme d’une infection à VIH
Plan
Vol 60 - N° 4
P. e140 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

