Bonnes pratiques d’administration des médicaments : Sécurité Patient Maximale, Charge Mentale Soignante Minimale ! - 07/12/25
, C. Chabanol 1, C. Charpentier 2, A. Lahanque 3, E. Dallorso 4, C. Tardy 4, S. Rodier 1Résumé |
Contexte |
L’analyse de plusieurs fiches d’événements indésirables liés à des erreurs médicamenteuses a révélé une méconnaissance des bonnes pratiques d’administration des médicaments (hygiène, voies d’administration, équivalences thérapeutiques …) par les professionnels, voire une absence de ces documents dans la gestion documentaire de l’établissement.
Objectifs |
Afin d’améliorer la sécurité des patients, une enquête sur les pratiques actuelles a été entreprise.
Matériels et méthodes |
Un questionnaire en ligne a été largement diffusé auprès de tous les professionnels de santé d’un CHU impliqués dans l’administration des médicaments (médecins, infirmiers, pharmaciens, sage-femmes, étudiants, etc.). Cette enquête, diffusée entre janvier et février 2024, avait pour but de recueillir leurs pratiques, leurs connaissances et les problématiques liées aux différentes voies d’administration, ainsi qu’une évaluation de la charge de travail lors de l’administration des produits de santé.
Résultats |
Deux cent dix-huit professionnels ont participé à cette enquête. Bien que 91 % se soient déclarés à l’aise dans l’administration des médicaments, des lacunes importantes ont été observées. Concernant la voie injectable, 16 % des répondants ont fait état de difficultés, notamment au niveau de la préparation (dilution, reconstitution) et des techniques d’administration. La voie orale pose également problème, avec des difficultés notamment sur les médicaments écrasables ( n = 29). Pour la voie inhalée, 35 % des professionnels témoignent d’un manque de maîtrise. Les voies cutanée et transdermique suscitent une maîtrise partielle chez 27 % des professionnels, avec des incertitudes quant aux techniques d’application et aux posologies. Enfin, la voie oculaire n’est pas sans difficultés pour 4 8% d’entre eux. L’enquête révèle également une forte charge mentale et une pression temporelle ressentie pour réaliser l’administration des médicaments, avec respectivement 59 % et 44 % des professionnels de santé concernés. La charge physique nécessaire pour l’administration des médicaments est quant à elle considérée forte pour 23 % des professionnels.
Discussion/Conclusion |
Cette enquête souligne la nécessité d’homogénéiser les pratiques d’administration des médicaments dans l’établissement. Cette homogénéisation passera par la création de sous-groupes de travail pour l’élaboration de documents d’aide, de supports, de référentiels et de formations pour l’administration des médicaments et le bon usage (exemple : règle des 5B).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Assurance de la qualité des soins de santé, Charge de travail, Utilisation médicament
Plan
Vol 60 - N° 4
P. e221 - décembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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