Endométriose ovarienne - 15/01/26
, A. Pivano, A. AgostiniRésumé |
L'endométriose ovarienne, aussi appelée « endométriomes » , constitue une manifestation fréquente et caractéristique de l'endométriose, retrouvée chez près de 40 % des femmes atteintes. Les endométriomes peuvent être responsables de douleurs pelviennes chroniques, de dysménorrhées et d'infertilité. Ils représentent un défi thérapeutique majeur en raison de leur impact direct sur la réserve ovarienne qu'ils peuvent entraîner. Le diagnostic repose avant tout sur l'échographie transvaginale, mettant en évidence un contenu homogène finement échogène. L'imagerie par résonance magnétique est prescrite en cas d'ambiguïté ou lorsqu'un bilan d'extension est indiqué. La physiopathologie associe menstruation rétrograde, invagination corticale et phénomènes inflammatoires responsables d'un microenvironnement oxydatif délétère pour le tissu ovarien. Ce mécanisme explique la diminution de la réserve folliculaire, aggravée par les gestes chirurgicaux. La stratégie thérapeutique doit être individualisée et discutée en réunion de concertation multidisciplinaire si nécessaire. La surveillance simple est possible pour les kystes asymptomatiques de petite taille. Les traitements hormonaux, en particulier les contraceptifs oraux et les progestatifs, réduisent la douleur et limitent les récidives. La chirurgie, essentiellement la kystectomie c œ lioscopique par traction divergente, constitue la technique de référence, mais elle entraîne un risque de perte folliculaire. Les techniques d'ablation, bien que moins radicales, exposent à davantage de récidives. Les voies alternatives mini-invasives, comme la sclérothérapie, restent réservées à des indications sélectionnées. Les situations particulières incluent la préservation de la fertilité, l'assistance médicale à la procréation, l'adolescence et la grossesse. Dans le cadre de la fécondation in vitro, la chirurgie n'est pas systématique et doit être réservée aux cas où elle améliore réellement la prise en charge. Le risque de transformation maligne est rare mais impose une vigilance accrue en cas d'atypie à l'imagerie. La prise en charge de l'endométriose ovarienne doit donc être centrée sur la femme, intégrant ses symptômes, son âge et son projet reproductif, et reposer sur une concertation multidisciplinaire.
Mots-clés : Endométriose, Endométriome, Douleurs pelviennes, Fertilité, Réserve ovarienne, Chirurgie cœlioscopique, Kystectomie, Fécondation in vitro
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