Traitement du carcinome hépatocellulaire - 27/01/26
, J. Edeline bRésumé |
Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente 85 à 90 % des tumeurs hépatiques. À l'échelon mondial, c'est le troisième cancer le plus fréquent, mais du fait de son mauvais pronostic, il représente le cinquième cancer le plus meurtrier. L'épidémiologie du CHC suit celle des maladies chroniques du foie, puisque près de 90 % des cas de CHC en France ont une hépatopathie sous-jacente. La décision thérapeutique dépend de : l'état général du patient, de l'extension de la tumeur et de l'état du foie sous-jacent, et nécessite une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) « spécialisée » . Les traitements curatifs sont la transplantation hépatique, la résection chirurgicale, la radiothérapie externe et la destruction percutanée. Pour les tumeurs localement avancées, une chimioembolisation artérielle ou une radioembolisation peuvent être proposées. Au stade palliatif, les traitements systémiques reposent sur une combinaison d'immunothérapie et d'antiangiogéniques (atézolizumab + bévacizumab), une bi-immunothérapie (durvalumab + trémélimumab, nivolumab + ipilimumab) ou un inhibiteur de tyrosine kinase (ITK, sorafénib ou lenvatinib) chez les patients restant en bon état général, avec un CHC avancé et une cirrhose compensée. Dans le cas contraire, les soins de confort exclusifs sont préconisés. Malgré ces thérapeutiques, le pronostic global du CHC reste mauvais, avec 18 % de survie nette, standardisée à 5 ans, tous stades confondus.
Mots-clés : Carcinome hépatocellulaire (CHC), Cirrhose, Transplantation hépatique, Chimioembolisation, Radioembolisation, Immunothérapie, Traitement systémique
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à ce traité ?
