Syndrome mononucléosique - 18/02/26
, D. Boutboul cRésumé |
Le syndrome mononucléosique se définit par une hyperlymphocytose sanguine avec une proportion notable de lymphocytes activés de grande taille, hyperbasophiles et polymorphes, traduisant le plus souvent une réponse immunitaire à une infection virale. Le diagnostic est avant tout clinique et cytologique (hémogramme + frottis). On retrouve une hyperleucocytose modérée sans blastes, avec une régression spontanée des anomalies dans les formes typiques. Sur le plan clinique, le tableau de mononucléose infectieuse associe fièvre, asthénie, angine, adénopathies cervicales et splénomégalie. Si le virus Epstein-Barr (EBV) est l'étiologie prédominante, d'autres causes incluent le cytomégalovirus, la toxoplasmose et la primo-infection au virus de l'immunodéficience humaine. La confirmation étiologique repose sur la sérologie (profil immunoglobulines M/immunoglobulines G et, pour l'EBV, virus capsid antigen / Epstein-Barr nuclear antigen ). Le pronostic est généralement favorable avec un traitement symptomatique, mais des formes compliquées (cytopénies auto-immunes, atteintes neurologiques, hépatiques ou respiratoires) justifient une prise en charge spécialisée, notamment chez l'immunodéprimé.
Mots-clés : Syndrome mononucléosique, Mononucléose infectieuse, virus Epstein-Barr virus, Cytomégalovirus, Toxoplasma gondii, Primo-infection VIH, Hyperlymphocytose, Lymphocytes activés
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