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Phytophotodermatitis: An under-recognized diagnostic pitfall in chemical burns - 20/02/26

Les phytophotodermatoses : un piège diagnostique méconnu des brûlures chimiques

Doi : 10.1016/j.anplas.2026.01.006 
G. Lacroix a, , Q. Samaran b, c, d , C. Herlin a
a Plastic and Reconstructive Surgery Unit and Burn Unit, Lapeyronie Hospital, University Hospital of Montpellier, 34025 Montpellier, France 
b Department of Dermatology, Montpellier University Hospital, Montpellier, France 
c Epidemiology in Dermatology and Evaluation of Therapeutics (EpiDermE) EA7379, University Paris-Est Créteil Val de Marne, Créteil, France 
d PCCEI, University of Montpellier, INSERM, EFS, University of Antilles, Montpellier, France 

Corresponding author. Plastic and Reconstructive Surgery Unit and Burn Unit, Lapeyronie Hospital, University Hospital of Montpellier, 34025 Montpellier, France. Plastic and Reconstructive Surgery Unit and Burn Unit, Lapeyronie Hospital, University Hospital of Montpellier Montpellier 34025 France
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Friday 20 February 2026

Summary

Background

Phytophotodermatitis is a rare and poorly recognized cause of chemical burns. It consists of a non-immunologic cutaneous reaction caused by exposure to plants containing photosensitizing substances, followed by ultraviolet (UV) radiation exposure. The clinical manifestations resemble those of second-degree burns. Numerous differential diagnoses are possible. Diagnosis is based on a detailed history, highlighting the characteristic temporal sequence of contact with a phototoxic substance followed by UV exposure. Treatment is mainly symptomatic.

Objectives

This study aims to report five cases of phytophotodermatitis and to provide an overview of its diagnosis and management.

Methods

We report five cases managed in the Plastic Surgery Department at Montpellier University Hospital between April 2015 and May 2024. Data collected included demographic characteristics, time to diagnosis, aetiology, duration of management and healing, potential need for surgical intervention, and long-term complications.

Results

The implicated plant species belonged to the families Apiaceae (2 cases), Moraceae (1 case), and Rutaceae (2 cases). The mean time to symptom onset was 28.8 h. Cutaneous manifestations included erythema (5 cases), vesicles (2 cases), and bullae (3 cases). All patients received immediate irrigation of the affected areas with water, followed by topical corticosteroid therapy. None of the patients required surgical management to achieve re-epithelialization. Post-inflammatory hyperpigmentation persisted as a sequela in one case.

Conclusions

A thorough history is essential to identify the characteristic temporal sequence and to initiate treatment promptly. Management primarily relies on analgesics and topical corticosteroids dressings, with rapid healing in most cases. Long-term sequelae may include persistent cutaneous hyperpigmentation for several years.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Introduction

Les phytophotodermatoses représentent une étiologie rare et peu connue de brûlure chimique. Elles consistent en une réaction cutanée non immunologique causée par une exposition à des végétaux contenant des substances photosensibilisantes, suivie d’une exposition aux rayons ultraviolets. Les symptômes cliniques ressemblent à ceux d’une brûlure au deuxième degré. De nombreux diagnostics différentiels sont possibles. Le diagnostic repose sur l’interrogatoire avec la mise en évidence d’une séquence temporelle comprenant une exposition à une substance phototoxique suivie d’une exposition à des rayons UV engendrant dans les heures ou jours qui suivent des manifestations cutanées inflammatoires. Le traitement est essentiellement symptomatique.

Patients et méthodes

Nous rapportons les cas de 5 patients pris en charge dans le service de chirurgie plastique du CHU de Montpellier entre avril 2025 et mai 2024. Ont été colligés des données démographiques, le délai diagnostique, l’origine des phytophotodermatoses, la durée de prise en charge et de cicatrisation, l’éventuelle nécessité de chirurgie et les complications à long terme.

Résultats

Les espèces impliquées appartiennent à la famille des Apiaceae (2 cas), des Moracea (1 cas) et des Rutacea (2 cas). Le délai moyen d’apparition des symptômes était de 28,8 h. Les lésions se présentaient sous la forme d’érythème (5 cas), de vésicules (2 cas) ou de phlyctènes (3 cas). Un rinçage des lésions à l’eau et un traitement topique par dermocorticoïdes ont été réalisés systématiquement. Un patient a bénéficié de l’application d’émollient et un patient de pansements gras supplémentaires. Aucun patient n’a bénéficié de chirurgie pour cicatriser. Un patient a gardé une hyperpigmentation résiduelle séquellaire.

Conclusion

Les phytophotodermatoses représentent une étiologie méconnue de brûlure chimique. Devant des signes cliniques de brûlures au deuxième degré, un interrogatoire précis permet la mise en évidence de la séquence temporelle caractéristique et l’instauration d’un traitement adéquat rapide. En fonction de l’étendue et de la sévérité des symptômes, la prise en charge pluridisciplinaire, peut s’avérer nécessaire en centre de traitement des brûlés. Cette dernière repose sur l’administration de médicaments antalgiques et la réalisation de pansements contenant des dermocorticoïdes renouvelés jusqu’à cicatrisation complète. À terme, les séquelles peuvent être marquées par une hyperpigmentation cutanée pendant plusieurs années.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Phytophotodermatitis, Phototoxicity, Chemical burn

Mots clés : Phytophotodermatoses, Phototoxicité, Brûlures chimiques


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